Publié le 29 octobre 2023 17:51:00. Un lycéen de 17 ans, arrêté en Sarthe pour association de malfaiteurs terroristes, aurait préparé des attentats à l’aide de l’intelligence artificielle ChatGPT, selon son avocat. L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue de son radicalisation et l’éventuelle implication d’autres personnes.
- Le jeune homme avait pour projet d’attaquer un établissement scolaire dans la Sarthe ainsi qu’un bâtiment public à Paris.
- Son avocat affirme que ChatGPT a eu une influence sur son comportement et que le jeune homme a reconnu les faits.
- L’avocat souligne également une possible radicalisation superficielle et un isolement social du jeune homme.
Arrêté au domicile familial au Mans début septembre, le lycéen a été mis en examen le 5 septembre pour association de malfaiteurs terroristes. Les investigations ont révélé qu’il envisageait de commettre des attentats contre un établissement scolaire en Sarthe et un ministère ou un bâtiment public à Paris.
Mercredi 29 octobre, son avocat, Maître Dylan Slama, a révélé à nos confrères d’ICI Maine (anciennement France Bleu) que l’intelligence artificielle, et plus précisément ChatGPT, a joué un rôle dans la préparation de ces projets.
« L’intelligence artificielle, et notamment ChatGPT, a eu une influence sur le comportement de mon client. Il a reconnu l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, mais je pense qu’il n’était pas seul et qu’il y avait sûrement une ou des personnes majeures dans cette affaire. »
Maître Dylan Slama, avocat
Maître Slama n’a pas précisé la nature des questions posées par son client à l’IA, mais a insisté sur le caractère “très superficiel” de sa radicalisation. Il a également décrit un jeune homme issu d’un milieu familial stable et aimant, mais potentiellement fragilisé par un isolement social.
« Il a un parcours de vie classique, il a grandi dans un cadre structuré et structurant, dans une famille aimante et bienveillante qui l’entoure, scolarisé. Il n’est pas inscrit dans la délinquance. Mais c’est un enfant de 17 ans qui présente donc une certaine fragilité. Peut-être un isolement trop important pour son âge, avec peut-être des failles psychologiques… C’est quelqu’un qui s’est retrouvé peut-être à un moment pris dans un engrenage… »
Maître Dylan Slama, avocat
L’enquête se poursuit afin de déterminer si le jeune homme a agi seul ou s’il a bénéficié de complicités. Les autorités cherchent à comprendre comment il a été radicalisé et quel rôle précis ChatGPT a joué dans ses projets.
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux ou sur france.tv
Sur le même sujet
