Le match de samedi prochain entre les Rainbow Warriors d’Hawaï et les Spartans de San Jose State revêt une importance particulière pour de nombreux acteurs des deux équipes, marquée par des liens familiaux et un héritage sportif commun. L’affrontement, qui se déroulera le samedi 30 octobre au stade CEFCU, est crucial pour les ambitions de chaque équipe en Mountain West Conference.
Pour Craig Stutzmann, coordinateur offensif de San Jose State, il s’agit d’un match chargé d’émotion. Ancien joueur et entraîneur des Rainbow Warriors, il reconnaît l’importance particulière de cette rencontre. « On aimerait dire que chaque match est le même, mais il y a une motivation supplémentaire à vouloir gagner celui-ci », a-t-il déclaré. « C’est là que nous venons, que nous avons grandi, que nous avons joué et entraîné. C’est le match Dick Tomey Legacy. Il y a beaucoup de liens avec ce jeu. »
Le match sera disputé pour le Dick Tomey Legacy Trophy, en hommage à l’ancien entraîneur qui a marqué l’histoire des deux programmes, ayant dirigé Hawaï de 1977 à 1986 et San Jose State de 2005 à 2009. Au-delà de Tomey, les connexions entre les deux universités sont nombreuses. L’entraîneur-chef de San Jose State, Ken Niumatalolo, est un ancien élève d’Hawaï, originaire de Lā’ie. John Estes, ancien joueur de ligne offensive d’Hawaï, est désormais l’entraîneur de la ligne offensive des Spartans, tandis que Billy Ray Stutzmann, ancien receveur des Rainbow Warriors, entraîne les receveurs larges de San Jose State. L’analyste Kolney Cassel était également quart-arrière suppléant à Hawaï en 2018.
L’effectif de San Jose State compte cinq joueurs originaires d’Hawaï : Tama Amisone (Kapolei), Tuli Tagovailoa-Amosa (Kahuku), Laakea Kapoi (Saint Louis), Kamaehu Kopa-Kaawalauole (Campbell) et Quicy Likio (Saint Louis). Le champion des Spartans, Lebbacker Kapanui, est le fils de Chad Kapananui, l’entraîneur des quarterbacks.
Timmy Chang, l’entraîneur-chef d’Hawaï, a souligné le respect qu’il porte au programme de San Jose State et aux liens qui unissent les deux équipes. « Nous sommes très respectueux de leur programme, des entraîneurs et des nombreux liens avec Hawaï. Nous les considérons comme des frères », a-t-il affirmé. « Nous sommes heureux de les voir réussir. Ils connaissent notre jeu et nous comprenons le leur. »
Les deux équipes présentent des offensives modernes dérivées du « run-and-shoot », une stratégie offensive popularisée par l’ancien entraîneur d’Hawaï, June Jones, entre 1999 et 2007. L’offensive de Stutzmann, qu’il appelle « spread and shred », en est une évolution. Il a été salué pour son approche offensive innovante à chaque poste qu’il a occupé.
Les deux équipes ont un bilan équilibré historiquement, avec 23 victoires pour San Jose State, 22 pour Hawaï et un match nul. Cependant, les Spartans ont remporté leurs quatre dernières rencontres face aux Rainbow Warriors, dont une victoire écrasante de 35 à 0 en 2023. Le quart-arrière d’Hawaï, Micah Alejado, qui n’était pas membre de l’équipe à l’époque, se souvient de cette défaite et souhaite prendre sa revanche. « Certains joueurs ont encore ce goût amer en bouche », a-t-il déclaré. « C’est un match que je veux absolument gagner. »
À retenir
- Le match entre Hawaï et San Jose State est chargé d’histoire et de liens personnels pour de nombreux joueurs et entraîneurs.
- La victoire est cruciale pour les deux équipes dans leur course au championnat de la Mountain West Conference.
- San Jose State a remporté les quatre dernières rencontres face à Hawaï, mais les Rainbow Warriors sont déterminés à inverser la tendance.
Prochaines étapes
Le match entre Hawaï et San Jose State aura lieu le samedi 30 octobre au stade CEFCU. Les résultats de cette rencontre auront un impact significatif sur le classement et les perspectives des deux équipes pour le reste de la saison.