Home SantéCœur fragile – en particulier en cas de maladie de longue durée et de comorbidités, ainsi qu’en cas de diabète de type 1

Cœur fragile – en particulier en cas de maladie de longue durée et de comorbidités, ainsi qu’en cas de diabète de type 1

by Sophie Martin

Publié le 29 octobre 2025 à 19h37. Une vaste étude suédoise révèle que le risque cardiovasculaire chez les personnes diabétiques, en particulier celles atteintes de diabète de type 2 et présentant des comorbidités, est significativement plus élevé qu’on ne le pensait, soulignant la nécessité d’une détection et d’une prise en charge précoces.

  • Les personnes diabétiques de type 2 de moins de 50 ans présentent un risque accru d’événements cardiovasculaires par rapport aux personnes atteintes de diabète de type 1.
  • La durée prolongée de la maladie et la charge glycémique sont des facteurs défavorables pour les personnes atteintes de diabète de type 1, tandis que les comorbidités et l’âge avancé le sont pour les personnes atteintes de diabète de type 2.
  • L’étude souligne l’importance d’une collaboration renforcée entre les diabétologues et les cardiologues pour améliorer la prévention et les soins.

Une nouvelle étude menée en Suède, basée sur l’analyse de données provenant du registre national suédois du diabète (NDR), met en lumière des différences significatives dans les risques cardiovasculaires entre les patients atteints de diabète de type 1 et de type 2. L’étude a porté sur plus de 404 000 adultes (âgés de 18 à 84 ans) suivis pendant cinq ans, et a évalué l’incidence de l’infarctus du myocarde, de l’insuffisance cardiaque, des accidents vasculaires cérébraux et des décès d’origine cardiovasculaire.

Les résultats indiquent que le risque combiné d’événements cardiovasculaires est plus élevé chez les personnes atteintes de diabète de type 2 de moins de 50 ans (hazard ratio [HR] de 1,23 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] de 1,07 à 1,41) que chez celles atteintes de diabète de type 1. Cependant, ce risque diminue chez les personnes de plus de 60 ans (HR de 0,87). Des tendances similaires ont été observées pour l’infarctus du myocarde (HR de 0,67) et la mortalité toutes causes confondues (HR de 0,89) chez les personnes âgées de 60 ans et plus. En revanche, le risque d’accident vasculaire cérébral est plus faible chez les personnes atteintes de diabète de type 2 (HR de 0,91) que chez celles atteintes de diabète de type 1. L’insuffisance cardiaque présente un profil différent, avec un risque plus élevé (HR de 1,60) chez les personnes atteintes de diabète de type 2 de moins de 50 ans.

L’étude révèle également que la présence de maladies cardiovasculaires préexistantes influence le risque. Chez les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires, le risque est plus faible pour ceux atteints de diabète de type 2 que pour ceux atteints de diabète de type 1, que ce soit en termes de maladies cardiovasculaires globales (HR de 0,76), d’infarctus du myocarde (HR de 0,62), de mortalité cardiovasculaire (HR de 0,68) ou de mortalité toutes causes confondues (HR de 0,71). Cependant, après ajustement pour divers facteurs de risque cardiovasculaire, l’étude confirme un risque global plus élevé de maladies cardiovasculaires et de mortalité chez les personnes atteintes de diabète de type 2 par rapport à celles atteintes de diabète de type 1.

Selon le Professeur Diethelm Tschöpe et le Docteur Rolf Dörr de la Fondation DHG (Diabetes I Heart I Vessels), ces résultats sont en accord avec l’expérience clinique acquise au cours de plusieurs décennies de soins.

« Le fait que les personnes atteintes de diabète soient sensibles aux complications cardiovasculaires quel que soit le type de maladie et que le risque augmente avec une longue durée de maladie, y compris les comorbidités, est cohérent avec notre expérience clinique acquise au cours de trois décennies de soins en cliniques et en cabinets »

Prof. Dr. med. Dr hc Diethelm Tschöpe et Dr med. Rolf Dörr, Fondation DHG

Ils soulignent l’importance d’identifier précocement les patients à risque et de les prendre en charge de manière plus intensive, en fonction de leur profil cardiovasculaire. Ils insistent également sur la nécessité d’une meilleure prévention, d’une éducation accrue des patients et d’une collaboration étroite entre les diabétologues et les cardiologues.

La Fondation DHG, créée en 1999, a pour mission de promouvoir la compréhension de la maladie, d’informer sur les risques cardiaques et vasculaires et de favoriser le dialogue entre les professionnels de la santé. Elle s’engage dans la recherche et l’amélioration des soins, en adhérant aux principes de science, d’indépendance et de crédibilité.

Publication originale :
Patsoukaki V, Lind L, Lampa E, Radhi S, Eeg-Olofsson K, Eliasson B, Eriksson JW. Differences in risk and underlying factors of cardiovascular events and mortality in patients with type 2 diabetes versus type 1 diabetes: a longitudinal cohort study of Swedish National Diabetes Register data. Lancet Diabète Endocrinol. octobre 2025;13(10):848-862. doi: 10.1016/S2213-8587(25)00165-2. Publication en ligne le 25 août 2025. PMID: 40876474.

Images

Le cœur est particulièrement vulnérable au diabète. Il n’y a pas de distinction selon le type de maladie.
Source : Stefanie Sudek-Mensch
Droits d’auteur : Sudek-Mensch/Stiftung DHG

Diabétologue Prof. Dr. med. Dr hc Diethelm Tschöpe et cardiologue Dr. med. Rolf Dörr de la Fondation DHG
Source : Peter Hübbe et privé
Copyright : Archives Centre de cardiologie et de diabète NRW et Clinique de cardiologie et de vaisseaux

Critères de ce communiqué :
Journalistes, scientifiques et universitaires, toutes personnes intéressées
Médecine, Nutrition / soins de santé / soins infirmiers
transrégional, national
Actualités/publications scientifiques diverses, Résultats de recherche
Allemand

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