Publié le 29 octobre 2025 23:11:00. L’arrestation de Reinaldo Emilio Gutiérrez et de son fils, responsables de la résidence de la mère de l’opposante María Corina Machado, a été dénoncée comme une disparition forcée par le parti Vente Venezuela, dans un contexte de tensions politiques croissantes au Venezuela.
- Reinaldo Emilio Gutiérrez et son fils Reinaldo Andrés Gutiérrez ont été arrêtés le 26 octobre 2025.
- Le Comité des droits de l’homme de Vente Venezuela (VV) dénonce une disparition forcée et un acte de terrorisme d’État.
- Le Venezuela compte actuellement 875 prisonniers politiques, selon le Forum Pénal.
Le parti Vente Venezuela (VV) a alerté ce mercredi sur la disparition forcée de Reinaldo Emilio Gutiérrez et de son fils, Reinaldo Andrés Gutiérrez. Les deux hommes étaient responsables de l’entretien et de la sécurité de la résidence de Corine Paris, la mère de la figure de l’opposition María Corina Machado.
Selon VV, ni le gouvernement vénézuélien ni le parquet n’ont confirmé les arrestations, laissant planer le mystère sur le lieu de détention des deux hommes. L’organisation a déclaré :
« Ils ont été kidnappés et soumis à une disparition forcée. »
Comité des droits de l’homme de Vente Venezuela
VV lie directement ces arrestations aux liens familiaux des Gutiérrez avec la leader de l’opposition.
María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a dû quitter le pays en raison du harcèlement intense dont elle a été victime, selon VV. Sa mère, Corine Paris, a également été contrainte à l’exil.
Cette nouvelle plainte s’inscrit dans un contexte politique de plus en plus tendu au Venezuela. Le Forum Pénal, une organisation non gouvernementale spécialisée dans la défense des droits de l’homme, a recensé 875 prisonniers politiques dans le pays au 27 octobre selon un message publié sur son compte Twitter.
Ce chiffre contredit fermement les déclarations officielles du gouvernement et du parquet, qui affirment qu’il n’y a pas d’arrestations politiques au Venezuela, mais uniquement des détentions liées à la commission d’infractions pénales. Ces affirmations sont régulièrement démenties par les organisations de défense des droits de l’homme et par l’opposition.
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