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Maladie inflammatoire de l’intestin : y a-t-il un espoir d’une rémission durable ? – Santé Holistique et Médecine Fonctionnelle | Infirmière praticienne psychiatrique | Docteur Naturopathe | Arizona | Télésanté | Psychiatrie Intégrative | Phénix | Maricopa | Mesa | Tempé | Tucson | Yuma | Mât de drapeau

by Sophie Martin

Les maladies inflammatoires de l’intestin (MII), qui regroupent notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, peuvent être significativement atténuées par une alimentation adaptée. Des études récentes mettent en lumière l’importance d’un régime riche en fibres et à base de plantes pour prévenir les crises et favoriser la rémission.

L’impact du régime alimentaire sur les MII est un sujet qui tient particulièrement à cœur à ceux qui ont vécu de près les conséquences de ces maladies. L’auteure de cet article relate l’expérience de sa grand-mère, atteinte d’une forme sévère de colite ulcéreuse, qui a nécessité une colectomie partielle. Avant l’intervention chirurgicale, les crises étaient fréquentes, caractérisées par des douleurs abdominales intenses, de la diarrhée sanglante et des pertes de sang importantes, allant jusqu’à provoquer des malaises et des hospitalisations d’urgence.

L’auteure se souvient des difficultés rencontrées pour trouver des donneurs de sang à Trinidad, où les ressources médicales sont limitées. Un système d’échange de sang était alors en place, permettant aux patients de recevoir le groupe sanguin nécessaire en échange d’un don compatible. Cette expérience personnelle a renforcé sa conviction de l’importance d’une approche globale pour gérer les MII, incluant l’alimentation.

Si l’alimentation de sa grand-mère était initialement riche en riz blanc, en farine blanche et en aliments frits, un changement progressif vers un régime à faible teneur en fibres pendant les crises, puis vers une alimentation plus végétale en période de rémission, a permis d’améliorer son état de santé. Cette observation a suscité un intérêt pour la science sous-jacente à ces effets bénéfiques.

Contrairement à certaines tendances actuelles promouvant des régimes pauvres en glucides et riches en protéines, les recherches indiquent que ces approches pourraient en réalité aggraver les MII. Une étude de cas a révélé qu’un homme sans antécédents de MII a développé une colite ulcéreuse après avoir adopté un régime riche en protéines et pauvre en glucides dans le but de perdre du poids. Son état s’est amélioré après l’adoption d’un régime à base de plantes, avec une rémission de plus d’un an.

D’autres études confirment ces résultats. Une étude a montré qu’un régime « semi-végétarien » a entraîné une rémission complète de la maladie de Crohn dans 100 % des cas la première année et dans 92 % des cas la deuxième année. Ces résultats sont supérieurs à ceux généralement observés avec les traitements médicamenteux conventionnels, tels que l’Humira ou le Cimzia.

La prévention des MII pourrait également passer par une alimentation riche en fibres. Les glucides, décomposés par les bactéries intestinales, produisent du butyrate, un acide gras à chaîne courte qui réduit l’inflammation et favorise la santé du côlon. Une étude combinant 19 études menées auprès de plus de 6 000 personnes a démontré qu’une consommation élevée de graisses saturées, de graisses animales et de viande augmentait le risque de développer la maladie de Crohn, tandis qu’une consommation accrue de fibres, en particulier de fruits, réduisait ce risque.

Des résultats similaires ont été observés pour la colite ulcéreuse, avec une association entre une consommation élevée de graisses, d’acides gras polyinsaturés et de viande, et un risque accru de développer la maladie. À l’inverse, une consommation élevée de légumes était associée à une réduction du risque.

Pour ceux qui envisagent de passer à un régime plus axé sur les aliments à base de plantes, il est important d’éviter les glucides simples et les aliments transformés. La clé réside dans la variété, en privilégiant les fruits et légumes frais, les protéines et les graisses saines. Une transition progressive, en incorporant davantage d’aliments végétaux et en réduisant la consommation des aliments problématiques, peut être une approche plus réaliste et durable.

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