Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des chercheurs australiens ont découvert que des mutations génétiques associées au mélanome, la forme la plus dangereuse de cancer de la peau, peuvent exister dans des cellules cutanées apparemment saines, ouvrant de nouvelles perspectives pour la détection précoce et la prévention de la maladie.
- Une mutation du gène BRAF, fréquemment retrouvée dans les mélanomes, peut être présente même en l’absence de signes visibles de cancer.
- Ces cellules porteuses de la mutation sont actuellement « dormantes », mais peuvent être activées par des facteurs environnementaux comme l’exposition au soleil.
- Cette découverte remet en question les connaissances actuelles sur l’apparition des mutations liées au mélanome.
L’équipe de l’Université du Queensland, dirigée par Katie Lee, a révélé que la mutation du gène BRAF, présente dans environ la moitié des mélanomes et dans la quasi-totalité des grains de beauté, peut également être détectée dans des échantillons de peau prélevés sur des zones exposées et non exposées au soleil. Cette observation contredit l’idée reçue selon laquelle cette mutation ne se manifeste que dans les lésions cutanées existantes.
« Nos résultats montrent que ce même changement génétique peut être présent dans une peau qui semble normale, même à l’examen microscopique », a expliqué Katie Lee. Cette découverte suggère que des traces génétiques précoces du cancer peuvent être présentes chez des individus sans aucun symptôme apparent.
Le Dr Mitchell Stark, également impliqué dans l’étude, précise que les cellules présentant cette mutation sont pour l’instant inactives. Cependant, il souligne que des facteurs environnementaux, tels qu’une exposition excessive au soleil ou des modifications biologiques internes, pourraient « réveiller » ces cellules et déclencher le développement de tumeurs.
« Ces cellules sont dormantes, mais des facteurs environnementaux, comme une surexposition au soleil ou des changements biologiques dans le corps, peuvent les ‘réveiller’ et conduire au développement de tumeurs. »
Dr Mitchell Stark
Cette recherche ouvre la voie à de nouvelles stratégies de dépistage et de prévention du mélanome, en permettant potentiellement d’identifier les personnes à risque bien avant l’apparition des premiers signes cliniques. Des études complémentaires seront nécessaires pour déterminer comment ces cellules dormantes peuvent être surveillées et, si nécessaire, ciblées pour prévenir le développement du cancer.
Pour en savoir plus sur le cancer de la peau, vous pouvez consulter les informations disponibles ici.
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