Home MondeLe gouvernement envisage de facturer les résidents du centre IPAS qui travaillent

Le gouvernement envisage de facturer les résidents du centre IPAS qui travaillent

by Clara Dubois

Publié le 24 octobre 2024 18h45. Le gouvernement irlandais envisage de nouvelles mesures financières et de restrictions concernant l’hébergement des demandeurs de protection internationale, notamment ceux venant d’Ukraine, afin de faire face à l’augmentation du nombre d’arrivants et de responsabiliser les bénéficiaires.

  • Les résidents des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (IPAS) qui travaillent pourraient être tenus de contribuer financièrement à leur hébergement, avec des cotisations hebdomadaires variant de 15 à 238 euros en fonction de leurs revenus.
  • Les droits à l’hébergement public des nouveaux arrivants ukrainiens pourraient être réduits de 90 à 30 jours.
  • Des propositions sont également à l’étude pour limiter l’accès à l’hébergement pour ceux ayant déjà bénéficié d’une protection temporaire dans un autre pays de l’Union européenne.

Le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, et le ministre d’État aux Migrations, Colm Brophy, sont à l’origine de ces propositions qui seront examinées lors d’une réunion du Comité ministériel sur les migrations, en présence de hauts fonctionnaires du gouvernement. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des engagements pris par le gouvernement en faveur d’une contribution financière des demandeurs de protection internationale à leurs frais d’hébergement.

L’introduction d’un système de contribution financière pour les résidents des centres IPAS qui travaillent pourrait prendre entre neuf et douze mois. Le non-paiement de ces cotisations pourrait entraîner des poursuites pour recouvrement de créances, bien que des doutes subsistent quant à la faisabilité de cette procédure en raison de la portée limitée des mécanismes d’application.

Parallèlement, le gouvernement examine un durcissement des conditions d’hébergement pour les Ukrainiens arrivant en Irlande dans le cadre de la directive de protection temporaire de l’UE, en raison de l’augmentation significative du nombre de personnes concernées ces derniers mois. Une proposition vise à refuser l’hébergement aux bénéficiaires d’une protection temporaire ayant déjà bénéficié d’une telle protection dans un autre État membre, considérés comme des arrivants secondaires.

Enfin, une autre mesure envisagée concerne les personnes hébergées dans un logement public avant mars 2024, date à laquelle les règles ont été modifiées. Une limite de temps pourrait être introduite pour ces personnes, avec une période de notification de six à neuf mois avant son application, potentiellement au début de l’année prochaine.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.