Publié le 26 novembre 2023. Le chef d’état-major de l’armée indienne, le général Upendra Dwivedi, a mis en garde contre l’instabilité et l’incertitude croissantes des menaces futures, soulignant la nécessité d’une adaptation constante et d’une mobilisation de la jeunesse.
- Le général Dwivedi a souligné la complexité et l’imprévisibilité des défis militaires actuels et à venir, allant des conflits traditionnels aux cyberattaques et à la guerre spatiale.
- Il a insisté sur l’importance de l’opération Sindoor, une initiative récente, pour restaurer la souveraineté et l’intégrité du pays, en mettant en avant l’unité nationale qu’elle a suscitée.
- Le chef d’état-major a appelé la « génération Z » à s’engager et à utiliser ses compétences numériques pour renforcer la sécurité et le progrès de l’Inde.
S’exprimant devant des étudiants de sa ville natale de Rewa, dans l’État du Madhya Pradesh, le général Dwivedi a décrit un paysage sécuritaire en mutation rapide, caractérisé par une incertitude profonde. Il a utilisé des termes hindi pour illustrer cette complexité : Ashirta (instabilité), anischitata (incertitude), jatilta (complexité) et Aspashata (ambiguïté).
Il a illustré ce point en évoquant l’imprévisibilité du comportement de personnalités politiques influentes.
« Pour le dire simplement, nous ne savons pas vraiment à quoi ressemblera l’avenir – ce que nous devrions faire ou ce qui pourrait arriver demain. Même M. (Donald) Trump ne le sait probablement pas ce qu’il va faire demain. »
Général Upendra Dwivedi
Le général Dwivedi a précisé que les forces armées indiennes sont confrontées à un large éventail de menaces, « que ce soit aux frontières, à travers le terrorisme, les catastrophes naturelles, la cyber-guerre, ou aux nouvelles frontières comme la guerre spatiale impliquant des satellites et les menaces chimiques, biologiques et radiologiques ». Il a également mis en lumière la « guerre de l’information », illustrant ses dangers par l’exemple de l’opération Sindoor, où des rumeurs infondées concernant une attaque sur Karachi ont circulé rapidement.
L’opération Sindoor, a-t-il expliqué, visait non seulement à vaincre un ennemi, mais aussi à restaurer la souveraineté, l’intégrité et la paix. Il a souligné l’importance du nom choisi par le Premier ministre pour cette opération, Sindoor, qui a contribué à galvaniser l’opinion publique et à renforcer l’unité nationale, à l’instar des opérations Vijay (Guerre de Kargil) et Safed Sagar (Armée de l’Air, Guerre de Kargil).
« Lorsque le Premier ministre m’a annoncé que l’opération s’appellerait Sindoor, cela m’a rappelé comment, lors de la Guerre de Kargil l’armée a appelé sa mission Opération Vijay et l’Armée de l’Air a nommé sa propre Opération Safed Sagar. »
Général Upendra Dwivedi
Le général Dwivedi a également insisté sur le fait que chaque opération militaire comporte un « facteur de risque important ».
« Chaque fois que vous lancez une attaque ou que vous êtes sous le feu de l’ennemi, vous ne savez jamais ce qui va se passer ensuite. Il y a toujours une incertitude : vous ne savez pas combien de soldats vous risquez de perdre, quelles actions vous devrez entreprendre ou combien de civils pourraient être affectés. »
Général Upendra Dwivedi
Il a précisé que, malgré ces risques, les forces armées indiennes s’efforcent de minimiser les dommages collatéraux et d’attaquer directement les menaces, même en s’aventurant en territoire ennemi.
Enfin, le général Dwivedi a souligné l’importance de l’adaptation et de l’innovation, notamment en adoptant de nouvelles technologies telles que les drones et les munitions de précision. Il a également mis en avant le rôle crucial de la « génération Z », qu’il considère comme une force motrice pour le progrès de l’Inde grâce à sa maîtrise du numérique et sa conscience sociale. Il a souligné que cette génération, disciplinée et guidée, pourrait permettre à l’Inde de réaliser des avancées significatives. Il a également rappelé que la civilisation indienne a toujours été inclusive, absorbant les influences culturelles diverses qui ont contribué à sa richesse et à sa force.
Il a conclu en évoquant l’expansion du bouddhisme depuis l’Inde vers la Chine, le Japon et l’Indonésie, illustrant la capacité de l’Inde à partager sa culture et ses valeurs avec le monde.
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