Home MondeFuite d’une vidéo de la torture de prisonniers palestiniens, Israël arrête un ancien procureur militaire

Fuite d’une vidéo de la torture de prisonniers palestiniens, Israël arrête un ancien procureur militaire

by Clara Dubois

Publié le 3 novembre 2025 à 20h59. L’ancien procureur militaire israélien Yofat Tomer-Yerushalmi a été arrêté dans le cadre d’une enquête sur la diffusion de vidéos montrant des mauvais traitements infligés à des prisonniers palestiniens, suscitant une onde de choc en Israël et à l’étranger.

  • L’arrestation de Yofat Tomer-Yerushalmi intervient après la publication de vidéos choquantes révélant des actes de torture.
  • Cinq réservistes israéliens ont déjà été inculpés pour leur implication dans ces mauvais traitements.
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a annoncé l’arrestation et promis une enquête approfondie.

L’affaire a éclaté après la diffusion par les médias israéliens de séquences filmées par des caméras de surveillance dans le centre de détention de Sde Teiman, situé dans le sud d’Israël. Ces images, diffusées notamment sur la Douzième chaîne de télévision, montrent des soldats infligeant des violences physiques à des prisonniers palestiniens. Parmi les actes reprochés figure l’utilisation d’un « objet pointu » pour blesser un prisonnier près de l’anus, selon l’accusation.

Yofat Tomer-Yerushalmi avait démissionné de son poste d’avocat général militaire en attendant les résultats de l’enquête. Dans sa lettre de démission, publiée vendredi 31 octobre, il a admis que son bureau avait diffusé les vidéos aux médias l’année précédente. Son arrestation, survenue lundi 11 mars, quelques heures après l’annonce de sa démission, a alimenté les spéculations sur une possible tentative de suicide, bien que cela n’ait pas été confirmé.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré sur Telegram que l’administration pénitentiaire prendrait des mesures pour assurer la sécurité des prisonniers détenus dans les centres de détention. Il a également souligné l’importance de mener une enquête « professionnelle » afin de faire toute la lumière sur cette affaire et de « dissiper la calomnie sanglante » dont sont victimes les soldats de Tsahal (Forces de défense israéliennes).

Cinq réservistes israéliens ont été formellement inculpés suite à la diffusion des vidéos en 2024. L’affaire a provoqué une vive indignation en Israël et a suscité des condamnations internationales. Les organisations de défense des droits de l’homme ont appelé à une enquête indépendante et à des poursuites contre tous les responsables de ces actes de torture.

(nvc/ita)

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