Home MondeMeurtre d’un aspirant à l’UPSC de Delhi : son partenaire et deux autres personnes détenus après la diffusion d’images de vidéosurveillance

Meurtre d’un aspirant à l’UPSC de Delhi : son partenaire et deux autres personnes détenus après la diffusion d’images de vidéosurveillance

by Clara Dubois

Publié le 3 novembre 2023 11h40. Une jeune femme, Amrita Chauhan, et deux hommes sont en garde à vue à Delhi après la mort suspecte d’un aspirant à la fonction publique, Ramkesh Meena, retrouvé carbonisé dans un appartement incendié. L’enquête révèle un mobile lié à des vidéos intimes et un complot pour masquer un meurtre.

  • La police de Delhi a arrêté Amrita Chauhan, ainsi que Sumit Kashyap et Sandeep Kumar, soupçonnés d’être impliqués dans la mort de Ramkesh Meena.
  • L’enquête a révélé que le meurtre pourrait être lié au refus de la victime de supprimer des vidéos intimes.
  • Les suspects ont tenté de faire passer le crime pour un accident en mettant le feu à l’appartement de la victime.

Le quartier de Gandhi Vihar, au nord de Delhi, est en état de choc après la découverte du corps de Ramkesh Meena, 32 ans, dans un appartement ravagé par les flammes le 6 octobre. Ce quartier, densément peuplé et principalement habité par des étudiants préparant les concours de la fonction publique, est connu pour son atmosphère studieuse et ses petites structures d’habitation. Les habitants, habitués à une vie simple et rythmée par les études, ont été bouleversés par cette affaire.

Geeta Devi, propriétaire d’un magasin d’électricité local, témoigne de l’agitation causée par l’arrivée massive de journalistes dans le quartier. Elle se souvient de Ramkesh comme d’un jeune homme discret, souvent vu en train de fumer sur les marches des commerces. Elle n’avait pas de lien personnel avec lui, mais reconnaît l’impact de cette tragédie sur la communauté.

« Regarde les filles d’aujourd’hui et d’hier. C’était un gentil garçon. Le seul défaut que je voyais, c’était qu’il passait son temps à fumer sur les marches des magasins. »

Geeta Devi, propriétaire d’un magasin d’électricité

L’enquête a rapidement mis en lumière des éléments troublants. Initialement considérée comme un accident, la mort de Ramkesh a rapidement été suspectée par la police. La présence d’une bouteille de gaz dans la chambre a éveillé les soupçons, et les premières investigations ont écarté la piste du suicide. Les déclarations de la famille de la victime, originaire du district de Dausa au Rajasthan, ont confirmé qu’il n’avait montré aucun signe de détresse.

Un tournant dans l’enquête a été l’examen des images de vidéosurveillance. Les caméras de sécurité ont capturé deux individus, le visage dissimulé, quittant le bâtiment juste avant le déclenchement de l’incendie. Cette découverte a conduit la police à conclure qu’il s’agissait bien d’un acte criminel.

Le commissaire adjoint de la police, Raja Banthia, a déclaré : « C’est à ce moment-là que nous avons réalisé qu’il ne s’agissait ni d’un nouvel incendie, ni d’un suicide. »

L’analyse des relevés téléphoniques de Ramkesh a permis d’identifier Amrita Chauhan, avec qui il avait eu de nombreux échanges ces derniers jours. La police a ensuite localisé Amrita et ses associés, Sumit Kashyap, son ancien petit ami présumé, et Sandeep Kumar, à Moradabad, dans l’Uttar Pradesh. Ils ont été arrêtés les 18, 21 et 23 octobre respectivement.

Au cours de leur interrogatoire, Amrita Chauhan a avoué avoir sollicité l’aide de Kashyap après que Ramkesh ait refusé de supprimer une vidéo intime. Elle craignait que cette vidéo ne soit utilisée contre elle. La police a également découvert que Ramkesh avait toujours son disque dur sur lui, même lorsqu’il allait prendre le thé.

Les enquêteurs ont établi que le plan était de faire passer le meurtre pour un accident. Amrita et Kashyap ont loué un appartement à Chattarpur, dans le sud de Delhi, et ont attendu le moment opportun pour agir. Le 4 octobre, Amrita s’est rendue chez Ramkesh, sans éveiller ses soupçons. Le lendemain, les trois accusés sont montés dans l’appartement de la victime, où ils l’ont battu, lui ont volé ses appareils et l’ont étranglé à mort.

Pour masquer leur crime, ils ont aspergé le corps de vin, de ghee et d’huile, puis ont placé une bouteille de gaz à proximité de la tête de la victime, dans l’espoir de faire croire à un accident dû à une fuite de gaz et à un incendie. Amrita, qui avait étudié la médecine légale, et Kashyap, propriétaire d’une entreprise de distribution de gaz, ont mis en œuvre ce plan macabre avec une précision glaçante.

Les trois accusés ont été inculpés de meurtre, de complot criminel et d’incendie criminel. Le disque dur de Ramkesh a été envoyé pour analyse médico-légale. La police a également découvert qu’il contenait 16 autres vidéos intimes d’autres femmes.

Un proche de la victime, souhaitant rester anonyme, a exprimé son incrédulité face aux accusations portées contre Ramkesh. Il affirme que les vidéos présentes sur son disque dur avaient été enregistrées avec le consentement des femmes concernées. Il souligne également que Kashyap aurait pu être motivé par la jalousie, car il entretenait une relation avec Amrita malgré son mariage.

La famille d’Amrita, basée à Moradabad, a refusé de commenter l’affaire. Selon un article de presse datant de 2021, elle avait rompu les liens avec sa famille après avoir épousé Kashyap dans un temple.

Amrita Chauhan travaillait comme tutrice de biologie pour les élèves de la 8e à la 12e année. Elle avait brièvement étudié la médecine légale avant de se réorienter vers l’informatique. Sandeep Kumar, quant à lui, se préparait à un concours de la fonction publique.

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