Publié le 4 novembre 2023 17:32:00. Les États-Unis se préparent à lancer un missile balistique intercontinental Minuteman III, une manœuvre qui intervient dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie et la Chine, toutes deux engagées dans des essais de leurs propres arsenaux.
- Les États-Unis devraient procéder à un essai de missile Minuteman III entre le 5 et le 6 novembre.
- L’essai aura lieu depuis la base de Vandenberg en Californie et ciblera une zone d’essai au large de l’île de Ronald Reagan dans l’océan Pacifique.
- Cette préparation intervient après des déclarations de Donald Trump sur la reprise des essais nucléaires américains et des démonstrations de force de la part de la Russie et de la Chine.
Selon Marko Langbroek, professeur à l’université technologique de Delft aux Pays-Bas, le lancement du missile Minuteman III est prévu entre le 5 et le 6 novembre. Le tir devrait avoir lieu depuis la base de Vandenberg, en Californie, et sa cible sera le site d’essais situé au large de l’île de Ronald Reagan, dans le Pacifique. Cinq zones de retombées de débris sont également prévues le long de la trajectoire du missile.
Les forces aériennes américaines déploient actuellement environ 400 missiles Minuteman III dans des silos situés dans le Colorado, le Montana, le Nebraska, le Dakota du Nord et le Wyoming. Ces missiles ont une portée nominale de plus de 9 600 km.
Contexte politique
Le 30 octobre dernier, Donald Trump a annoncé sur les réseaux sociaux son intention de reprendre les essais nucléaires, affirmant avoir donné l’ordre au ministère de la Défense. Il a justifié cette décision en soulignant que « tout le monde teste », et que les États-Unis doivent agir en conséquence.
« Tout le monde teste, nous devons le faire aussi. »
Donald Trump
La Russie a également fait part de ses propres activités militaires, se vantant d’un essai du missile Burevestnik, ainsi que de tirs d’entraînement avec les missiles Yars, Sineva et deux missiles Kh-102. Vladimir Poutine a également annoncé le lancement réussi d’un missile sous-marin Poseidon, dont la puissance serait « significativement supérieure » à celle du Sarmat.
Les responsables du Kremlin ont affirmé que l’essai du Burevestnik n’était pas un test nucléaire, mais ont averti qu’ils répondraient par des « mesures réciproques » si les États-Unis effectuaient un essai nucléaire.
Ce type de vol d’essai, réalisé sans ogive, permet de vérifier la fiabilité du vecteur, son système de guidage et sa trajectoire. Ces lancements servent généralement à démontrer la préparation du système de dissuasion sans recourir à l’utilisation d’une charge nucléaire.
Newsweek souligne que la décision de Donald Trump et les actions simultanées de la Russie et de la Chine contribuent à accroître les tensions liées au contrôle des armements entre les grandes puissances. Pour l’instant, le calendrier des essais américains repose sur des avis NOTAM et des avertissements de navigation, et le moment précis du lancement pourrait être sujet à des ajustements.
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