Les marchés financiers mondiaux ont affiché une tendance à la prudence ce jour, marquée par une chute des actions et une baisse des rendements obligataires. Cette aversion au risque s’est particulièrement ressentie sur les places asiatiques et européennes, tandis que le dollar américain, malgré une paralysie gouvernementale record aux États-Unis, a maintenu une position relativement forte.
En Asie-Pacifique, tous les principaux indices boursiers ont subi des pertes. L’indice a reculé de 1,75 %, tandis que le Kospi sud-coréen a chuté de près de 2,4 %. En Europe, le Stoxx 600 a enregistré sa plus forte baisse depuis le 1er août, avec un recul de 1,5 %. Les indices américains semblent également ouvrir en territoire négatif, avec des baisses de plus de 1 % anticipées.
La devise japonaise, le yen, a été particulièrement sous pression face au dollar. Il a fallu une série d’interventions verbales de la part des autorités japonaises et une baisse des rendements du Trésor américain pour stabiliser la monnaie. Le ministre des Finances, Katayama, a exprimé sa préoccupation face aux mouvements de change, utilisant le terme « haute urgence », bien que l’efficacité de ces avertissements soit remise en question. Le dollar s’est brièvement approché de 154,50 JPY avant de reculer à environ 153,30 JPY.
L’euro a poursuivi sa baisse pour la cinquième séance consécutive, frôlant le niveau de 1,15 $ pour la première fois depuis le 1er août. Il se négocie désormais en dessous de sa bande de Bollinger inférieure, et une cassure convaincante de 1,15 $ pourrait ouvrir la voie à une nouvelle baisse vers les plus bas de fin juillet/début août (entre 1,1390 $ et 1,1400 $).
Le dollar américain a continué de gagner du terrain face au yuan chinois, atteignant 7,1320 CNH, son niveau le plus élevé depuis le 17 octobre. La Banque populaire de Chine a fixé le taux de référence à 7,0885 CNY. Malgré les récentes discussions entre les dirigeants américain et chinois, les experts soulignent que les incitations à relocaliser la production hors de Chine ou à ajuster le taux de change restent limitées.
Le dollar canadien a été l’une des devises les moins performantes du G10, perdant environ 0,35 %. Cela contraste avec sa performance récente, où il rivalisait avec le dollar australien pour être l’une des devises les plus solides du groupe, après les baisses de taux d’intérêt de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale américaine la semaine dernière. Le dollar canadien s’approche de son plus haut point de six mois, près de 1,4080 CAD.
La Banque de réserve d’Australie a maintenu son taux cible inchangé à 3,60 %. Le marché anticipe une probabilité d’environ 25 % de baisse lors de la prochaine réunion en décembre. Le dollar australien a atteint un nouveau plus bas sur cinq jours, à 0,6520 $, et se rapproche de la zone de support entre 0,6470 $ et 0,645 $.
Le peso mexicain a connu une journée positive, gagnant près de 0,4 % face au dollar américain, malgré un indice PMI manufacturier légèrement plus faible et des envois de fonds des travailleurs moins importants que prévu. Il s’est négocié à 18,61 MXN après avoir atteint 18,65 MXN, son niveau le plus élevé depuis le 11 septembre.
Aux États-Unis, la paralysie du gouvernement fédéral est désormais la plus longue de l’histoire, sans signe de compromis en vue. Cette situation entraîne une pénurie de données gouvernementales. Demain, les estimations des créations d’emplois dans le secteur privé et l’indice ISM des services seront publiés. Le marché à terme continue de prévoir une probabilité d’environ deux tiers d’une baisse des taux d’intérêt en décembre.
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