Les ventes du vaccin Comirnaty de Pfizer contre la COVID-19 ont connu une baisse significative de 25 % aux États-Unis, conséquence directe des récentes modifications apportées aux recommandations vaccinales par les autorités sanitaires américaines.
Ce recul, observé au troisième trimestre, s’explique par un changement de politique qui laisse désormais la décision de se faire vacciner à l’appréciation de chaque patient, plutôt que de recommander une vaccination généralisée à toutes les tranches d’âge. Cette nouvelle approche a engendré une certaine confusion et une incertitude chez les consommateurs, selon les experts.
L’approbation tardive des vaccins mis à jour pour les nouvelles souches du virus a également contribué à cette diminution de la demande. Le retard a empêché de nombreuses personnes de se faire vacciner à l’automne, période traditionnellement marquée par une augmentation des vaccinations contre la COVID-19.
Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont récemment modifié leurs directives, suivant les recommandations du conseiller du secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux, Robert F. Kennedy Jr. Ce dernier a exprimé des doutes quant à la sécurité des vaccins contre la COVID-19, affirmant qu’ils ne sont plus recommandés aux enfants et aux femmes enceintes en bonne santé. « Les vaccins ne sont plus recommandés aux enfants et aux femmes enceintes en bonne santé », a-t-il déclaré.
L’incertitude entourant ces nouvelles directives a également soulevé des questions concernant la couverture par les assurances. Cependant, l’American Health Insurance Plans, une association majeure du secteur, a assuré que ses membres continueraient à rembourser les vaccinations. Des pharmacies comme CVS Health ont annoncé qu’elles ne demanderaient pas d’ordonnance pour la vaccination. Malgré ces clarifications, une certaine appréhension persiste chez de nombreux consommateurs, affectant leur volonté de se faire vacciner.
Par ailleurs, les experts soulignent un scepticisme croissant à l’égard des vaccins et une interrogation générale sur la nécessité de se faire vacciner contre la COVID-19, ce qui contribue à la baisse globale de l’intérêt pour la vaccination.