Publié le 2025-11-05 11:59:00. Une épidémie de rougeole, initialement détectée à La Palma le 20 octobre, s’étend avec six nouveaux cas confirmés, touchant à la fois des enfants et des adultes. Les autorités sanitaires rappellent l’importance cruciale de la vaccination pour limiter la propagation de cette maladie hautement contagieuse.
- Le nombre total de cas confirmés à La Palma atteint quatorze, incluant six nouveaux cas chez des enfants de moins de douze mois et des adultes.
- Tous les patients présentent actuellement des symptômes légers et l’épidémie ne connaît pas de complications graves pour l’instant.
- La Direction Générale de la Santé Publique insiste sur la nécessité de deux doses de vaccin contre la rougeole, conformément au calendrier vaccinal, pour une protection individuelle et collective.
L’épidémie de rougeole à La Palma, signalée initialement avec trois cas, continue d’évoluer. Les six nouveaux cas identifiés s’ajoutent aux huit déjà confirmés grâce aux efforts de traçage et de suivi des contacts. Les premiers cas concernaient des personnes d’âge vaccinal, dont un professionnel de santé et un enfant pré-vaccinal ayant été en contact dans un lieu clos. Des investigations ultérieures ont révélé un lien épidémiologique avec un cas détecté à Tenerife quelques jours avant la confirmation de l’épidémie à La Palma.
Dès la suspicion de ces cas, les protocoles d’évaluation, de surveillance et de contrôle des contacts ont été activés en coordination entre la Direction Générale de la Santé Publique et la Direction des Services de Santé de la Zone Sanitaire de La Palma. Un suivi rigoureux des personnes en contact avec les cas confirmés est maintenu pour tenter de contenir la propagation du virus.
En 2024, sept cas de rougeole ont été recensés aux îles Canaries, dont cinq importés ou liés à des cas importés et deux d’origine inconnue. Deux cas supplémentaires ont été enregistrés en 2025, un importé et un autre d’origine indéterminée. Il est également à noter que deux cas de rougeole bénigne ont été observés suite à des effets secondaires du vaccin chez des enfants.
La Direction Générale de la Santé Publique souligne que la vaccination est le moyen le plus sûr et le plus efficace de prévenir la rougeole et sa transmission. Le vaccin est administré en deux doses, à douze mois et à trois ans, et couvre actuellement 95 % de la population canarienne durant la première année de vie. La vaccination est également recommandée pour les adolescents, les jeunes adultes et les personnes nées après 1978 qui n’ont pas été vaccinées ou qui n’ont pas d’antécédents de la maladie.
Les autorités sanitaires appellent la population à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants de trois ans et à s’assurer qu’ils ont reçu les deux doses requises. Les personnes nées après 1978 et n’ayant pas de preuve de vaccination ou d’immunité naturelle sont également invitées à consulter leur centre de santé pour se faire vacciner. Une attention particulière est portée au personnel de santé, plus exposé au risque d’infection et représentant une proportion significative des cas signalés en Espagne et dans d’autres pays.
La vaccination contre la rougeole a été intégrée au calendrier vaccinal espagnol en 1975, associée au vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) dès 1981. L’introduction d’une deuxième dose en 1996 a permis d’améliorer considérablement la couverture vaccinale et de réduire drastiquement les épidémies. Depuis 2000, la rougeole est devenue une maladie rare, touchant principalement les adultes non vaccinés et les enfants de moins d’un an.
L’Espagne s’est engagée dans l’objectif d’élimination de la rougeole fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2001, en se basant sur deux stratégies clés : le maintien d’une couverture vaccinale élevée et la surveillance active pour identifier et contrôler rapidement les cas contagieux. En 2017, l’OMS a déclaré l’Espagne pays exempt de transmission endémique de la rougeole. Cependant, 142 cas ont été récemment signalés dans onze communautés autonomes et les deux villes autonomes, tous importés ou liés à des cas importés, et huit foyers actifs font l’objet d’enquêtes.
La rougeole se manifeste par de la fièvre, une congestion nasale, une toux et de petites taches rougeâtres sur la muqueuse buccale, suivies d’une éruption cutanée qui débute sur le visage et s’étend à tout le corps. Le virus est extrêmement contagieux et se transmet par voie aérienne. Bien que généralement bénigne, la rougeole peut entraîner des complications telles que la pneumonie, l’otite ou, dans de rares cas, l’encéphalite ou le décès. La période de transmissibilité s’étend de quatre jours avant l’apparition de l’éruption à quatre jours après sa disparition, nécessitant un isolement des personnes non immunisées.
La prévention repose sur la vaccination rapide des contacts sensibles, qui peut prévenir la maladie ou en atténuer la gravité si elle est administrée dans les 72 heures suivant l’exposition. Lors d’une épidémie, les contacts sensibles non vaccinés doivent, dans la mesure du possible, être exclus de l’environnement concerné pendant dix-huit jours après le début de l’éruption du dernier cas. La diminution de la confiance dans les vaccins a entraîné une augmentation de l’incidence de la rougeole dans plusieurs pays, soulignant l’importance de maintenir une couverture vaccinale élevée pour éviter des épidémies et leurs conséquences potentiellement graves, comme le décès d’un enfant non vacciné aux États-Unis.
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