Publié le 5 novembre 2023 19:54:00. Un homme d’une trentaine d’années est soupçonné d’avoir piégé une centaine de femmes via une application de vente d’occasion, en se faisant passer pour une ancienne petite amie pour les manipuler et les menacer.
- Un individu a utilisé une fausse identité d’ex-petite amie pour harceler et menacer des femmes contactées via une plateforme de petites annonces.
- La police enquête sur une centaine de victimes potentielles, dont des mineures, et a requis un mandat d’arrêt.
- L’homme est accusé de tentative de viol, de menaces et de violation de lois protégeant les mineurs et l’enfance.
L’affaire a été révélée suite au témoignage d’une jeune femme, identifiée sous le nom de A, qui a relaté son expérience à l’équipe « Incidence » de la chaîne de télévision JTBC. En 2023, elle avait publié une annonce sur une application de vente d’occasion, cherchant de l’aide pour imprimer un document. Un homme lui avait proposé son assistance.
Mme A a expliqué qu’elle avait refusé la proposition de rencontre, se sentant mal à l’aise. Quelques semaines plus tard, elle a été contactée par une personne se présentant comme l’ex-petite amie de l’homme. Cette dernière lui a affirmé que l’homme harcelait sexuellement d’autres femmes sur un forum en ligne et lui a proposé de l’aider à obtenir une vidéo d’excuses compromettante.
Mme A a reçu la vidéo, mais a ensuite été menacée par l’homme, qui l’accusait d’être complice et menaçait de la dénoncer pour avoir diffusé des images illégales. Elle a alors porté plainte pour tentative d’agression sexuelle, mais a mis du temps à le faire en raison du traumatisme subi.
L’enquête policière, ouverte en mars dernier, a révélé que la prétendue « ex-petite amie » était en réalité le même homme, utilisant une fausse identité pour manipuler ses victimes. Il aurait contacté une centaine de femmes, dont des mineures, en utilisant la même méthode, et 20 à 30 d’entre elles se sont déclarées victimes.
La police a demandé un mandat d’arrêt contre l’homme pour une dizaine de chefs d’accusation, incluant tentative de viol, menaces, violation de la loi sur la protection des mineurs (n° 1987-1130) et de la loi sur la protection de l’enfance, ainsi que production de matériel à caractère sexuel. Cette demande a été rejetée, mais la police a annoncé son intention de la renouveler après des investigations complémentaires.
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