Publié le 2025-11-05 21:07:00. Un juge fédéral a rejeté la contestation juridique d’une médecin libanaise expulsée des États-Unis après avoir été soupçonnée de liens avec le Hezbollah. Cette décision met fin à une bataille judiciaire visant à annuler son expulsion et à lui permettre de retourner sur le sol américain.
- Le Dr. Rasha Alawieh, spécialiste des transplantations rénales, a été expulsée vers le Liban après avoir été détenue à l’aéroport de Boston.
- Les autorités américaines ont fondé leur décision sur la découverte de photos sur son téléphone liées au Hezbollah, notamment des images de funérailles d’un de ses chefs.
- Le juge a estimé qu’il n’avait pas le pouvoir d’annuler l’interdiction de retour de cinq ans imposée à la suite de son expulsion.
La bataille juridique du Dr. Rasha Alawieh, une spécialiste des transplantations rénales travaillant à l’Université Brown, a pris fin avec la décision du juge Leo Sorokin. Ce dernier a rejeté sa requête visant à contester son expulsion des États-Unis, survenue après une détention de plus de 36 heures à l’aéroport Logan de Boston en mars dernier. Le Dr. Alawieh était rentrée au Liban avec sa famille et avait assisté aux funérailles de Hassan Nasrallah, l’ancien chef du Hezbollah, lors de son voyage.
Selon les autorités de la Sécurité intérieure, l’examen du téléphone de la médecin pendant sa détention a révélé des photographies qualifiées de « combattants et martyrs du Hezbollah ». Le Dr. Alawieh a reconnu son intérêt pour les aspects spirituels de la figure de Nasrallah, tout en confirmant que certains membres de sa famille partageaient ses convictions politiques. Cette affaire a rapidement suscité une vive attention médiatique, et sa famille a immédiatement lancé une campagne juridique pour tenter de la maintenir aux États-Unis.
Un juge fédéral avait initialement ordonné un sursis à son expulsion en attendant une audience, mais les avocats de la famille ont déploré que les douaniers n’aient été informés de cette décision qu’après le renvoi du Dr. Alawieh au Liban. Dans sa décision rendue le 31 octobre, le juge Sorokin a expliqué qu’il ne disposait pas de l’autorité nécessaire pour lever l’interdiction de retour de cinq ans qui accompagne l’expulsion.
« Cette Cour ne peut tout simplement pas rendre dans cette action en habeas corpus les ordonnances qu’Alawieh espère obtenir. »
Leo Sorokin, juge de district américain
Le juge Sorokin a également souligné les limitations imposées aux juges fédéraux en matière d’expulsion, résultant d’une loi du Congrès et d’une décision de la Cour suprême des États-Unis datant de 2020. Il a précisé que l’interdiction de retour de cinq ans n’était pas une conséquence de la détention initiale contestée, mais plutôt une composante de la procédure d’expulsion accélérée mise en œuvre dans ce cas.
Les avocats du Dr. Alawieh n’ont pas immédiatement répondu aux sollicitations de commentaires.
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