Publié le 6 novembre 2025 12:27:00. Le nombre de jeunes en recherche de formation professionnelle continue d’augmenter en Allemagne, malgré une offre qui diminue légèrement, mettant en lumière des difficultés persistantes d’accès à l’emploi pour cette tranche d’âge.
- Au 30 septembre 2024, 31 200 jeunes étaient sans placement, soit une hausse de 18,1 % par rapport à l’année précédente.
- Le nombre total de jeunes à la recherche d’une place de formation s’élève à 70 400, un chiffre en augmentation de près de 7 000.
- L’offre de formation a diminué de 1,2 %, s’établissant à 556 100 postes, tandis que la demande a légèrement augmenté de 0,4 %, à 517 900 candidatures.
Le rapport sur la formation professionnelle 2025, publié avec cinq mois de retard, confirme une tendance inquiétante : la demande de formation dépasse toujours l’offre disponible en Allemagne. Les chiffres, arrêtés au 30 septembre 2024, révèlent que 31 200 jeunes se retrouvent sans possibilité de débuter une formation, une augmentation significative de 18,1 % (soit 4 800 personnes de plus) par rapport à 2023.
Au-delà de ceux qui n’ont trouvé aucune place, 39 200 jeunes sont à la recherche d’une alternative ou d’un complément de formation. En conséquence, le nombre total de jeunes en attente d’une formation s’élève à 70 400, soit près de 7 000 de plus qu’il y a un an. Cette situation met en évidence les difficultés rencontrées par une partie de la jeunesse allemande pour accéder à une qualification professionnelle.
L’offre de formation, bien que conséquente avec 556 100 postes, a connu une légère baisse de 1,2 % par rapport à 2023 (6 500 postes en moins). Parallèlement, la demande a progressé de 0,4 %, atteignant 517 900 candidatures (2 300 de plus). Cet écart croissant entre l’offre et la demande souligne la nécessité de renforcer les dispositifs d’orientation et d’accompagnement.
« Nous ne pouvons plus accepter qu’autant de jeunes entre 20 et 34 ans ne possèdent pas de qualification professionnelle et soient privés de perspectives d’avenir. »
Ralf Becker, membre du conseil d’administration du GEW pour la formation professionnelle et la formation continue
Ralf Becker, du GEW (Gewerkschaft für Bildung und Wissenschaft – Syndicat pour l’éducation et la science), a exprimé son inquiétude face à cette situation. « Nous ne pouvons plus accepter qu’autant de jeunes entre 20 et 34 ans ne possèdent pas de qualification professionnelle et soient privés de perspectives d’avenir », a-t-il déclaré. Il souligne que ces jeunes se retrouvent souvent cantonnés à des emplois précaires et mal rémunérés, ce qui risque d’aggraver les inégalités sociales. Selon lui, chaque jeune a droit à une éducation de qualité et à une formation qui lui permette de construire un avenir stable et épanouissant.
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