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Cancer chez les jeunes : ce que révèlent les données du SUS et comment agir tôt peut sauver des vies – SPDM

Publié le 8 novembre 2024. Le cancer, longtemps associé à la vieillesse, frappe de plus en plus de jeunes adultes au Brésil. Une augmentation alarmante de 284 % des diagnostics chez les 18-50 ans met en lumière l’évolution…

Cancer chez les jeunes : ce que révèlent les données du SUS et comment agir tôt peut sauver des vies – SPDM

Publié le 8 novembre 2024. Le cancer, longtemps associé à la vieillesse, frappe de plus en plus de jeunes adultes au Brésil. Une augmentation alarmante de 284 % des diagnostics chez les 18-50 ans met en lumière l’évolution des modes de vie et la nécessité d’une prévention renforcée.

  • Une hausse de 284 % des diagnostics de cancer a été observée chez les personnes âgées de 18 à 50 ans au Brésil.
  • Les cancers du sein, colorectal, du foie et du col de l’utérus sont les plus fréquemment diagnostiqués dans cette tranche d’âge.
  • Les facteurs de risque modifiables, tels que l’alimentation ultra-transformée, la sédentarité et l’exposition aux polluants, sont pointés du doigt.

Les chiffres récents du Panel d’oncologie BR – DataSUS (2024) révèlent une tendance inquiétante : le cancer n’est plus une maladie exclusivement liée à l’âge. Au cours de la dernière décennie, le Brésil a enregistré une augmentation significative des diagnostics de cancer chez les jeunes adultes, entre 18 et 50 ans. Cette hausse, qui atteint 284 %, souligne un changement épidémiologique majeur et appelle à une mobilisation accrue des pouvoirs publics et de la société civile.

Ce constat ne reflète pas uniquement une amélioration de l’accès aux examens de dépistage, mais également des modifications profondes dans nos habitudes de vie. L’évolution des régimes alimentaires, l’adoption de modes de vie plus sédentaires et l’exposition croissante aux facteurs environnementaux sont autant d’éléments qui contribuent à cette augmentation des cas de cancer chez les jeunes.

Le Panel d’oncologie BR, un outil développé par le ministère de la Santé en partenariat avec DataSUS, permet de suivre en temps réel l’évolution des diagnostics et des traitements du cancer au sein du Système de santé unifié (SUS). L’analyse des données entre 2013 et 2023 confirme une augmentation notable des diagnostics dans les tranches d’âge traditionnellement moins touchées par la maladie. Le groupe d’âge des 18-50 ans a ainsi enregistré une augmentation de près de trois fois du nombre de cas diagnostiqués.

Parmi les types de cancer les plus répandus dans cette catégorie d’âge, on retrouve :

  • Cancer du sein : le plus fréquent chez les jeunes femmes, souvent lié à des facteurs génétiques et hormonaux.
  • Cancer colorectal : en augmentation chez les adultes de moins de 50 ans, associé à une alimentation pauvre en fibres et à un mode de vie sédentaire.
  • Cancer du foie : lié à la consommation d’alcool, à l’obésité et aux infections virales telles que l’hépatite B et C.
  • Cancer du col de l’utérus : qui continue de toucher des milliers de femmes en raison d’un manque de dépistage et de vaccination contre le Papillomavirus humain (VPH).

Les chercheurs mettent en évidence une combinaison de facteurs de risque modifiables et environnementaux pour expliquer cette augmentation des cas. La consommation croissante d’aliments ultra-transformés, riches en graisses saturées, en sucres et en additifs chimiques, est directement liée au risque de cancers colorectal, gastrique et pancréatique. Des études publiées dans la base de données PubMed (2024) montrent que les régimes alimentaires riches en aliments ultra-transformés peuvent augmenter jusqu’à 25 % le risque de tumeurs digestives.

Le manque d’activité physique régulière et l’obésité contribuent également à l’inflammation chronique et à la croissance cellulaire anormale. L’Institut National du Cancer (INCA) souligne que 13 % des cas de cancer au Brésil sont liés au surpoids.

L’exposition prolongée aux hormones synthétiques, la pollution atmosphérique et la présence de produits chimiques toxiques dans les aliments et les cosmétiques sont également étudiées comme des déclencheurs potentiels de modifications cellulaires. Enfin, les changements dans le comportement reproductif et sexuel, tels que le début précoce de la vie sexuelle et la faible observance de la vaccination contre le VPH, sont liés à l’augmentation du cancer du col de l’utérus et d’autres tumeurs anogénitales.

Heureusement, plus de la moitié des cas de cancer peuvent être évités ou détectés à un stade précoce, lorsque le traitement a plus de chances de succès. Le SUS propose une série d’examens de dépistage gratuits, notamment la mammographie (à partir de 40 ans, ou avant en cas d’antécédents familiaux), le Papanicolaou (recommandé aux femmes de 25 à 64 ans) et l’analyse de sang occulte dans les selles et la coloscopie (en cas de risque accru de cancer colorectal).

Le Programme National de Vaccination (PNI) offre également la vaccination contre le VPH et l’hépatite B, des mesures fondamentales pour prévenir les tumeurs associées aux infections virales. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS Brésil) souligne que la vaccination contre le VPH peut prévenir jusqu’à 90 % des cas de cancer du col de l’utérus, l’une des maladies les plus évitables chez les jeunes femmes.

La prévention du cancer repose non seulement sur les examens et les vaccins, mais aussi sur des changements de mode de vie durables : une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l’absence de tabagisme et de consommation excessive d’alcool, un sommeil adéquat et une bonne gestion du stress. Il est également essentiel de consulter régulièrement des professionnels de la santé et de suivre les protocoles de dépistage recommandés par le SUS.

Avec plus de 90 ans d’histoire dédiée à la promotion de la vie, l’Association de São Paulo pour le développement de la médecine (SPDM) est l’une des principales institutions de gestion des services de santé publique au Brésil. Grâce à des partenariats avec le SUS, le SPDM opère dans des centaines d’unités hospitalières et ambulatoires, assurant une prise en charge humanisée, une prévention et un diagnostic précoce dans différentes spécialités, dont l’oncologie.

L’institution développe des programmes de suivi et de sensibilisation, et soutient les campagnes nationales de prévention du cancer, en mettant l’accent sur l’éducation à la santé, la formation professionnelle et la promotion d’habitudes saines, en accord avec les objectifs de santé publique et les objectifs de développement durable (ODD 3 – Santé et bien-être).

L’augmentation des cas de cancer chez les jeunes est un défi qui nécessite une réponse immédiate et intégrée. Plus que soigner, il faut prévenir et sensibiliser. Reconnaître les facteurs de risque, procéder à des examens de routine et consulter un médecin au moindre signe d’anomalie sont des attitudes qui peuvent sauver des vies. Le SPDM réaffirme son engagement à renforcer le SUS, à élargir l’accès à l’information et à promouvoir une culture de prévention qui valorise les soins continus et la dignité de chaque personne.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.