Home SantéUn nouveau biomarqueur prédit le risque de forme rare de leucémie des années à l’avance

Un nouveau biomarqueur prédit le risque de forme rare de leucémie des années à l’avance

by Sophie Martin

Publié le 8 novembre 2025 à 17h05. Des chercheurs belges ont mis au point un test prédictif permettant d’évaluer le risque de développement d’une leucémie rare chez les personnes porteuses du virus HTLV-1, ouvrant la voie à une prise en charge médicale plus précoce et personnalisée.

  • Un biomarqueur, appelé VCE (Viral Cloality Evenness), permet de mesurer la répartition du virus HTLV-1 dans les cellules.
  • Ce test pourrait identifier les porteurs à haut risque de développer une leucémie à cellules T chez l’adulte (ATL), une forme rare et agressive de cancer du sang.
  • Il pourrait également rassurer environ 80 % des porteurs du HTLV-1 qui ne développeront probablement jamais la maladie.

Plus de 20 millions de personnes à travers le monde sont infectées par le virus HTLV-1 (virus lymphotrope T humain de type 1). Si la majorité de ces personnes ne présentent aucun symptôme, une minorité peut développer des pathologies graves, parfois des décennies après l’infection, dont la leucémie à cellules T chez l’adulte (ATL). Jusqu’à présent, il était impossible de déterminer avec certitude qui parmi les porteurs du virus était susceptible de développer cette forme de cancer.

La nouvelle méthode développée par les équipes de l’Institut Jules Bordet de Bruxelles et de l’Université de Liège repose sur l’analyse de la diversité virale. En utilisant des techniques de séquençage de pointe, le VCE mesure l’uniformité de la distribution du virus dans les cellules. Une distribution moins uniforme est considérée comme un indicateur de risque accru de progression vers une ATL.

« Pour la première fois, nous disposons d’un outil capable de prédire cette évolution des années, voire des décennies, avant l’apparition des symptômes »,

Dr Anne Van den Broeke, chercheuse à l’Institut Jules Bordet et au centre de recherche GIGA de l’Université de Liège

Au-delà de l’identification des patients à risque, ce test pourrait également apporter un soulagement à une grande partie des porteurs du HTLV-1. Selon les chercheurs, environ 80 % des personnes infectées ne développeront jamais la maladie, et le VCE pourrait les aider à éviter des examens médicaux inutiles et une anxiété superflue.

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