Publié le 2024-02-29 14:35:00. La vaccination est un pilier essentiel de la santé de nos compagnons à quatre pattes. La vétérinaire Simone Mousel explique les vaccins indispensables pour chiens et chats, les obligations légales au Luxembourg et l’importance de suivre scrupuleusement le calendrier vaccinal.
- Les vaccins de base protègent les chiens contre des maladies graves comme le parvovirus, la maladie de Carré et la rage.
- Pour les chats, la vaccination prévient des affections courantes telles que le complexe de la grippe féline et les maladies gastro-intestinales.
- Au Luxembourg, la vaccination antirabique est la seule obligation légale pour les chiens.
La vaccination régulière est la meilleure façon de préserver la santé de votre animal de compagnie et de le protéger contre des maladies potentiellement mortelles. C’est un investissement dans son bien-être et une responsabilité envers la santé publique. L’Association mondiale vétérinaire des petits animaux (WSAVA) recommande un ensemble de vaccins de base pour assurer une protection complète.
Pour les chiens, ces vaccins de base couvrent le parvovirus, une maladie virale très contagieuse qui affecte le système digestif, la maladie de Carré, une affection grave qui touche le système nerveux, l’hépatite infectieuse canine, la leptospirose, une maladie bactérienne transmise par l’urine des animaux infectés, et enfin, la rage, une maladie mortelle transmissible à l’homme. Les chats, quant à eux, sont vaccinés contre les maladies félines, le virus de l’herpès et le calicivirus, qui préviennent les infections respiratoires et oculaires.
Certains animaux, en raison de leur mode de vie, nécessitent des vaccins supplémentaires. Les chiens qui fréquentent souvent d’autres chiens peuvent bénéficier d’une vaccination contre le parainfluenza et Bordetella bronchiseptica, responsables de la toux de chenil. Pour les chats qui sortent, la vaccination contre la leucose féline est fortement conseillée, car ils sont plus exposés au risque d’infection par contact direct. Les chats d’intérieur, en revanche, présentent un risque d’infection très faible.
« C’est précisément parce que les vaccinations protègent si efficacement que divers tableaux cliniques sont devenus rares en Europe occidentale. C’est pourquoi de nombreux propriétaires d’animaux sous-estiment la gravité potentielle de ces maladies, car ils n’en ont plus conscience. »
Dr méd. vétérinaire Simone Mousel
Au Luxembourg, la loi impose uniquement la vaccination antirabique pour les chiens, qui doit être administrée à partir de l’âge de 12 semaines. En matière de voyage, les règles sont strictes. Pour traverser les frontières européennes, tous les chiens et chats doivent être vaccinés contre la rage. La vaccination devient effective 21 jours après l’injection. Un chiot ou un chaton vacciné à 12 semaines ne pourra donc pas voyager avant l’âge de 15 semaines au minimum. Si la vaccination est renouvelée à temps, ce délai d’attente ne s’applique pas. Lors de l’entrée dans l’UE en provenance d’un pays tiers, un test de titration des anticorps antirabiques peut être exigé pour confirmer l’efficacité de la vaccination.
La fréquence des rappels varie en fonction de la maladie, du risque individuel et du vaccin utilisé. Dans la plupart des cas, un rappel est recommandé entre un et trois ans. Il est crucial de respecter le calendrier vaccinal établi par votre vétérinaire pour maintenir une protection optimale. Un retard dans la vaccination peut compromettre l’immunité de votre animal.
Un animal non vacciné court un risque vital en cas de contamination par une maladie grave. Il peut également devenir un vecteur de transmission pour d’autres animaux et, dans certains cas, pour l’homme (zoonoses). Il est donc essentiel de ne pas négliger la vaccination, tant pour la santé de votre propre animal que pour celle de la communauté.
Un des principaux malentendus concerne la perception que la vaccination n’est plus nécessaire aujourd’hui. Cette idée fausse est d’autant plus dangereuse que la diminution de l’incidence de certaines maladies peut faire oublier leur potentiel mortel. Sans une protection vaccinale continue, ces infections peuvent réapparaître et avoir des conséquences graves.