Édition française
En continu
---Advertisement---

Santé

Tumeurs, Fabi (Aiom) : « Le cancer du sein est une maladie sociale, un soutien psychologique est nécessaire »

Publié le 9 novembre 2023 13h20. Le cancer du sein, qui touche plus de 53 000 femmes chaque année en Italie, est désormais considéré comme une maladie aux répercussions sociales profondes, nécessitant une approche thérapeutique globale intégrant le…

Tumeurs, Fabi (Aiom) : « Le cancer du sein est une maladie sociale, un soutien psychologique est nécessaire »

Publié le 9 novembre 2023 13h20. Le cancer du sein, qui touche plus de 53 000 femmes chaque année en Italie, est désormais considéré comme une maladie aux répercussions sociales profondes, nécessitant une approche thérapeutique globale intégrant le bien-être psychologique des patientes.

  • Chaque année, environ 53 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués en Italie.
  • Les progrès thérapeutiques et le dépistage par mammographie biennale ont permis de sauver 13 660 vies en cinq ans.
  • L’oncologie moderne prend en compte non seulement les aspects cliniques, mais aussi les dimensions sociales et psychologiques de la maladie, notamment l’impact sur l’image corporelle et la qualité de vie.

Le cancer du sein ne se limite pas à une atteinte individuelle, mais se manifeste comme un véritable défi social, a souligné Alessandra Fabi, conseillère nationale de l’Association Nationale d’Oncologie Médicale (AIOM), lors de la conférence finale du 27e congrès national de l’AIOM. L’expérience d’un diagnostic affecte l’ensemble de l’entourage de la patiente : famille, amis, collègues, communauté.

« L’expérience d’un diagnostic de cancer du sein ne concerne pas seulement celles qui le reçoivent, mais implique également la famille, les amis, les collègues, toute la communauté qui gravite autour de la patiente », a-t-elle expliqué. L’oncologie s’oriente ainsi vers une prise en charge plus holistique, intégrant le rôle crucial des aidants, l’humanisation des soins et l’amélioration de la qualité de vie.

Les équipes médicales s’efforcent désormais de recueillir les perceptions subjectives des femmes à travers des questionnaires et des outils numériques, afin d’adapter au mieux les traitements et d’intervenir rapidement en cas de besoin. Cette approche novatrice vise à développer une véritable politique sociale de traitement du cancer du sein, où le bien-être psychologique est indissociable du processus thérapeutique.

Le développement de groupes de soutien, notamment en ligne, permet aux femmes de partager leurs expériences et de trouver des stratégies pour faire face à la maladie. L’AIOM a d’ailleurs accordé une place grandissante à ces questions lors de son congrès national, avec des sessions dédiées à l’humanisation des traitements et à la psycho-oncologie.

Malgré les avancées scientifiques, la chimiothérapie demeure un pilier essentiel du traitement des différents sous-types de cancer du sein (luminaux, Her2-positifs et triples négatifs). Les équipes médicales ont appris à gérer efficacement de nombreuses toxicités, telles que la neutropénie ou les nausées. Cependant, l’alopécie, ou perte de cheveux, reste un effet secondaire particulièrement difficile à vivre pour les patientes.

« La chute des cheveux n’est pas seulement un signe visible de la maladie, mais elle affecte profondément l’image corporelle et la perception de soi. Se regarder dans le miroir et ne pas se reconnaître peut être douloureux, tout comme se sentir observé par les autres », a précisé Alessandra Fabi. La psycho-oncologie joue alors un rôle essentiel pour aider les patientes à gérer cette transformation temporaire, à retrouver confiance et à préserver leur identité pendant le traitement.

« L’alopécie a un début et une fin, mais sa signification symbolique peut laisser une marque profonde. Apprendre à vivre avec cette phase, à la traiter et à la surmonter, est une partie essentielle du parcours de guérison, non seulement du corps, mais aussi de l’âme », a-t-elle conclu.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.