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3 500 hommes sont morts en Argentine en 2024

Publié le 8 novembre 2025 à 10h36. Novembre est consacré à la sensibilisation au cancer de la prostate, une maladie qui touche de nombreux hommes, mais dont le dépistage précoce peut considérablement améliorer les chances de guérison. En…

3 500 hommes sont morts en Argentine en 2024

Publié le 8 novembre 2025 à 10h36. Novembre est consacré à la sensibilisation au cancer de la prostate, une maladie qui touche de nombreux hommes, mais dont le dépistage précoce peut considérablement améliorer les chances de guérison.

  • En 2024, l’Organisation panaméricaine de la santé a recensé environ 412 000 nouveaux cas de cancer de la prostate en Amérique, entraînant 35 000 décès.
  • En Argentine, 11 000 nouveaux cas et 3 500 décès ont été enregistrés la même année.
  • Un diagnostic précoce permettrait de traiter efficacement entre 70 et 90 % des patients.

Le cancer de la prostate est au cœur de nombreuses campagnes de prévention durant le mois de novembre, une initiative lancée en 2003 en Australie sous le nom de « Movember ». L’objectif est de briser les tabous et d’encourager les hommes à consulter un médecin régulièrement. En Argentine, cette campagne a été intégrée au niveau national en 2017.

Le Dr Joaquín Espada, chef du service d’urologie de l’hôpital Vidal et président de l’association d’urologie de Corrientes, insiste sur l’importance d’un examen médical annuel. Il a déclaré à la chaîne 5TV :

« Novembre est le mois bleu dédié aux maladies masculines et à la prévention du cancer de la prostate. Ce mouvement vise à briser les préjugés qui empêchent les hommes d’aller chez le médecin. »

Dr Joaquín Espada, chef du service d’urologie de l’hôpital Vidal et président de l’association d’urologie de Corrientes

Selon le Dr Espada, les progrès de la médecine permettent aujourd’hui un dépistage plus simple et moins invasif qu’il y a quelques années. « Il y a 20 ans, les examens étaient plus inconfortables. Aujourd’hui, grâce à la technologie, avec les analyses de sang, les échographies et les contrôles de routine, toute anomalie peut être détectée. L’examen rectal n’est réservé qu’à des cas particuliers », a-t-il précisé.

L’âge et les antécédents familiaux constituent des facteurs de risque majeurs. Si un père ou un oncle a été atteint d’un cancer de la prostate, ou si une mère a eu un cancer du sein, le risque est considérablement accru en raison d’un lien génétique étroit entre ces deux types de cancers, tous deux sensibles aux hormones.

Le Dr Espada souligne également la nature souvent silencieuse de la maladie : « 80 % des cas ne présentent aucun symptôme. Seuls 20 ou 25 % des patients ressentent une gêne au moment d’uriner, ce qui est souvent confondu avec des pathologies bénignes. C’est pourquoi la prévention est essentielle. » Il ajoute avec force :

« L’homme doit prendre en charge sa santé. Il a une famille derrière lui et doit prendre soin de lui. Il n’y a plus d’excuses : les contrôles sont simples, non invasifs et peuvent sauver des vies. »

Dr Joaquín Espada, chef du service d’urologie de l’hôpital Vidal et président de l’association d’urologie de Corrientes

Des études récentes montrent que l’obésité augmente non seulement le risque de développer un cancer de la prostate, mais rend également la tumeur plus agressive. Le Dr Espada recommande donc d’adopter un mode de vie sain, incluant une alimentation équilibrée riche en fruits, légumes et légumineuses, en évitant les aliments ultra-transformés, le tabac et l’alcool, et en pratiquant une activité physique régulière.

Il met également en garde contre les effets néfastes du stress chronique, qui affaiblit les défenses immunitaires et peut favoriser le développement de maladies oncologiques.

Le Dr Espada se veut rassurant : « Aujourd’hui, le cancer de la prostate est contrôlable, comme le diabète ou l’hypertension. Il existe des traitements chirurgicaux, hormonaux ou radiothérapeutiques, adaptés à chaque cas. Mais pour cela, il faut le détecter à temps. Le problème n’est pas d’avoir un cancer de la prostate, mais de ne rien faire pour y faire face. »

L’Association d’Urologie et l’Hôpital Vidal prévoient de lancer prochainement de nouvelles campagnes de sensibilisation en collaboration avec le Ministère de la Santé, afin de fournir des informations et des examens gratuits à la population.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.