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Mise à jour du lundi matin 10/11/25 – HIStalk

Microsoft investit massivement dans l'intelligence artificielle, avec la création d'une équipe dédiée à la « superintelligence » dont l'objectif est de développer une IA surpassant les capacités humaines. Le diagnostic médical est identifié comme le premier domaine d'application…

Mise à jour du lundi matin 10/11/25 – HIStalk

Microsoft investit massivement dans l’intelligence artificielle, avec la création d’une équipe dédiée à la « superintelligence » dont l’objectif est de développer une IA surpassant les capacités humaines. Le diagnostic médical est identifié comme le premier domaine d’application de cette technologie de pointe.

Cette nouvelle initiative est menée par Mustafa Suleyman, récemment nommé PDG d’IA chez Microsoft en mars 2024, après avoir cofondé DeepMind et Inflection AI.

L’annonce intervient dans un contexte de débat croissant sur les limites et les risques de l’IA dans le secteur de la santé. Des lecteurs soulignent notamment les dangers d’une IA prodiguant des conseils médicaux détaillés, même en cas de manipulation de l’outil. « C’est une chose de dire ‘consulter un professionnel’ lorsqu’on lui demande un avis clinique, c’en est une autre quand il donnera quand même un plan de gestion entièrement élaboré si vous le trompez en disant que c’est pour un article ou un scénario que vous écrivez », a commenté un lecteur sur le forum.

Par ailleurs, la décision de UnitedHealthcare de suspendre le remboursement de la plupart des dispositifs de surveillance à distance (RPM) soulève des questions sur la nécessité de prouver la valeur ajoutée de ces technologies. La question centrale, selon un autre commentateur, est de savoir « qui financera la prochaine vague de preuves lorsque le payeur dira : ‘montrez-moi la valeur maintenant ou disparaissez’ ».

Dans d’autres actualités, l’entreprise de diagnostic du cancer Lunit a annoncé la suppression de la marque Volpara Health Technologies, intégrant désormais sa technologie d’IA pour la santé du sein sous le nom Lunit.

Un article récent du New York Times dénonce la surveillance fœtale continue comme « le pire test en médecine », soulignant son inefficacité à prédire la détresse fœtale et son association avec des césariennes inutiles. L’article met en cause les craintes de faute professionnelle, la réduction des coûts de main-d’œuvre par les hôpitaux et les allégations non fondées des fournisseurs de logiciels comme PeriGen.

Sur le plan réglementaire, le CMS (Centers for Medicare & Medicaid Services) a sélectionné six fournisseurs – Cohere Health, Genzeon, Humata Health, Inovaccer, Virtix Health et Zyter – pour participer à un programme pilote de six ans visant à automatiser l’autorisation préalable à l’aide de l’IA. De plus, un grand système de santé estime qu’il devra dépenser 1 million de dollars par an pour se conformer à une nouvelle règle du CMS exigeant que les médecins en télésanté indiquent leur adresse personnelle plutôt que celle de leur cabinet.

Enfin, la Cour suprême de l’Inde a rejeté la tentative d’un hôpital de soumettre un litige avec un fournisseur de technologie à l’arbitrage, confirmant que le contrat ne créait pas de convention d’arbitrage malgré une section intitulée « Arbitrage ».

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.