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Welcome To Derry Repeats One Major Mistake From The Movies

La série HBO Ça : Bienvenue à Derry, qui explore les origines de Pennywise, peine à trouver son équilibre, malgré un potentiel narratif prometteur. L'utilisation excessive d'effets visuels numériques, un défaut déjà pointé du doigt dans les films…

Welcome To Derry Repeats One Major Mistake From The Movies

La série HBO Ça : Bienvenue à Derry, qui explore les origines de Pennywise, peine à trouver son équilibre, malgré un potentiel narratif prometteur. L’utilisation excessive d’effets visuels numériques, un défaut déjà pointé du doigt dans les films précédents, risque de compromettre l’efficacité des scènes d’horreur.

Si les trois premiers épisodes ont su captiver grâce à une liberté créative bienvenue – s’inspirant de plusieurs romans de Stephen King et d’éléments du livre original non présents dans les adaptations cinématographiques d’Andy Muschietti – un schéma récurrent menace de ternir l’expérience. Dès le premier épisode, l’équipe de production a semblé retomber dans les travers des longs métrages, privilégiant des effets spéciaux numériques peu convaincants lors des moments les plus intenses.

Des images comme le bébé mutant, la créature monstrueuse lors d’un accouchement, ou encore la tête sectionnée conservée dans un bocal de cornichons, ont déjà laissé entrevoir cette tendance. Mais c’est l’épisode 3 qui semble marquer un point bas, reproduisant l’une des principales critiques adressées aux films Ça. La scène du cimetière, qui aurait pu être un moment fort de la série, a été gâchée par des rendus numériques évoquant plus SOS Fantômes qu’un véritable cauchemar.

Ce problème ne relève pas uniquement d’Andy Muschietti, qui supervise le projet en tant que développeur aux côtés de Barbara Muschietti et Jason Fuchs. Il s’agit plutôt d’un manque d’imagination généralisé. La conception et la mise en scène des scènes d’horreur sont excellentes, créant une tension palpable. L’atmosphère, l’éclairage et le sentiment de menace grandissant auraient dû faire de la scène du cimetière un moment clé de la série… avant d’être ruinés par des effets visuels décevants.

La série n’est cependant pas condamnée. L’équipe créative a déjà prouvé sa capacité à revisiter l’univers de Ça de manière inventive. Les personnages sont confrontés à leurs peurs les plus profondes, Pennywise exploite les hallucinations de ses victimes avec une complexité diabolique, et des interventions héroïques de dernière minute les sauvent de la mort. Certains moments, comme la scène glaçante de la lampe, la frayeur dans l’épicerie (avant l’apparition du cadavre du père de Lilly dans un bocal de cornichons) et la vision de Dick Hallorann dans l’hélicoptère, témoignent de cette réussite. Ces séquences parviennent à incarner Pennywise comme un bourreau cosmique, capable de frapper là où ça fait le plus mal, tout en s’appuyant sur des codes de l’horreur éprouvés.

La scène de l’hélicoptère, en particulier, constitue un exemple réussi d’utilisation des effets visuels et du spectacle, culminant avec l’image obsédante des victimes de Pennywise flottant dans les égouts.

Ça : Bienvenue à Derry a démontré qu’elle pouvait égaler, voire dépasser, la qualité des films. Il lui reste maintenant à maintenir ce niveau de manière constante, en privilégiant une approche plus classique et en misant sur l’essentiel. De nouveaux épisodes sont disponibles chaque dimanche sur HBO et HBO Max.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.