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Le gouvernement confirme la mort de 27 prisonniers par pendaison dans la prison de Machala

by Clara Dubois

Publié le 10 novembre 2025 02:43:00. Une nouvelle vague de violence a frappé les prisons équatoriennes ce dimanche, faisant au moins 31 morts dans l’établissement pénitentiaire de Machala, dans la province d’El Oro. Ces décès s’inscrivent dans un contexte de crise sécuritaire majeure qui secoue le pays, confronté à une escalade de la violence criminelle.

  • Au moins 27 détenus sont morts après avoir été pendus dans la prison de Machala.
  • Quatre autres détenus ont perdu la vie plus tôt dans la journée dans le même établissement, et 33 personnes ont été blessées, dont un policier.
  • L’Équateur a enregistré une augmentation de 47 % du nombre d’homicides au premier semestre 2025, atteignant 4 619 cas.

Les autorités équatoriennes ont confirmé ce dimanche la mort de 31 détenus dans la prison de Machala, située dans la province d’El Oro, à la frontière avec le Pérou. Le Service national d’attention intégrale aux adultes privés de liberté et aux adolescents délinquants (Snai) a précisé que 27 d’entre eux sont décédés par pendaison. Selon un communiqué du Snai, les victimes ont subi une asphyxie entraînant la mort immédiate.

Plus tôt dans la journée, quatre autres détenus avaient déjà perdu la vie dans la même prison, et 33 personnes ont été blessées, dont un agent de police. Le Snai a attribué ces événements à une “réorganisation des personnes privées de liberté dans la nouvelle prison à sécurité maximale”, sans fournir de détails supplémentaires. L’organisation avait initialement annoncé cinq décès lors de l’incident matinal avant de rectifier son bilan.

Ces tragédies s’ajoutent à une série de violences qui déchirent le système pénitentiaire équatorien. Le 1er novembre dernier, douze personnes avaient déjà été retrouvées mortes dans trois prisons du pays : six au pénitencier du Litoral, à Guayaquil, quatre à la prison de Turi, près de Cuenca, et deux à celle d’Esmeraldas, dans le nord du pays. Le Snai avait alors qualifié ces décès de “morts naturelles”, le ministère de l’Intérieur évoquant la tuberculose comme cause probable.

Cependant, les médias locaux rapportent que certains corps découverts lors de ces incidents présentaient des blessures par arme à feu, par arme blanche ou des contusions. Les prisons équatoriennes sont devenues un épicentre de la crise de violence criminelle sans précédent que traverse le pays, avec environ 600 détenus assassinés depuis 2021, principalement lors d’affrontements entre gangs rivaux.

Face à cette situation alarmante, le président Daniel Noboa a décrété un “conflit armé interne” en 2024, mobilisant l’armée et la police nationale pour lutter contre les bandes criminelles accusées d’être à l’origine de la flambée de la violence qui a propulsé l’Équateur au sommet du classement des pays d’Amérique latine en matière d’homicides. L’année 2025 a vu une aggravation de la situation, avec une augmentation de 47 % du nombre d’homicides au premier semestre, atteignant 4 619 cas, contre 3 143 pour la même période en 2024.

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