Publié le 10 novembre 2025 à 12h12. Suite à une explosion survenue dans un lycée de Jakarta, les autorités indonésiennes envisagent de réglementer le jeu vidéo en ligne Battlegrounds (PUBG), jugé potentiellement responsable de l’incident qui a fait près d’une centaine de blessés.
- L’Indonésie pourrait imposer des restrictions sur le jeu Battlegrounds en raison de sa violence et de sa popularité.
- L’enquête sur l’explosion dans le lycée de Jakarta a mis en lumière des références troublantes liées au jeu et à des actes terroristes passés.
- Le gouvernement indonésien a ordonné une étude sur la nécessité de réglementer les jeux vidéo violents.
Le président indonésien Prabowo Subianto a demandé à son cabinet d’examiner la possibilité de réglementer Battlegrounds, un jeu de tir en ligne développé par la société coréenne Krafton. Cette décision intervient après qu’une explosion a blessé 96 personnes dans une mosquée située au sein du lycée public 72, dans le nord de Jakarta, le 7 novembre. Vingt-sept victimes sont toujours hospitalisées.
Selon Bloomberg News, le secrétaire d’État indonésien, Prasetillo Hadi, a déclaré que le président avait donné cet ordre après avoir pris connaissance des premiers résultats de l’enquête. Interrogé sur d’autres jeux susceptibles d’être concernés par de futures réglementations, le ministre Hardy a spécifié Battlegrounds.
« Ces jeux utilisent une grande variété d’armes, sont faciles à apprendre et psychologiquement, ils normalisent la violence, c’est pourquoi nous envisageons de les réglementer. »
Prasetillo Hadi, secrétaire d’État indonésien
Les modalités de cette réglementation n’ont pas encore été précisées.
Battlegrounds, lancé en 2017, est extrêmement populaire en Indonésie. Une enquête menée en août 2025 par l’Association indonésienne des fournisseurs de services Internet le classe au troisième rang des jeux en ligne les plus consultés du pays, derrière Mobile Legends (Chine) et Free Fire (Singapour).
L’enquête sur l’explosion a révélé des éléments inquiétants. La mitrailleuse-jouet retrouvée sur les lieux portait le nom de « Brenton Tarrant », en référence au terroriste néo-zélandais responsable de la tuerie de Christchurch en mars 2019 (51 morts). Des inscriptions telles que « Bienvenue en enfer » et « Pour Agatha » ont également été découvertes. Le nom d’Alexandre Bissonnette, l’auteur de la fusillade dans une mosquée de Québec, au Canada, en 2017, y figurait également.
Le commissaire de police Listio Sigit Prabowo a confirmé ces informations, soulignant qu’elles faisaient partie des pistes explorées pour déterminer le mobile de l’attaque. La police enquête également sur d’éventuels liens entre le suspect et des groupes terroristes.
Dans un entretien accordé le 8 novembre au journal local Antara News, le représentant Sufmi Dasco Ahmad a souligné l’importance de surveiller l’utilisation des appareils électroniques par les élèves.
« Les écoles devraient faire attention à l’utilisation par les élèves d’appareils électroniques (téléphones portables). Cela peut être dû à l’influence de ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux. »
Sufmi Dasco Ahmad, représentant
Kim Ji-eun et Jeong Yu-kyung
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