Publié le 11 novembre 2023 18:32. La conférence des Nations unies sur le climat, qui se tient à Belém au Brésil, est marquée par l’absence de plusieurs grands pollueurs et par des défis logistiques considérables, tandis que le président Lula appelle à une action concertée pour lutter contre le réchauffement climatique.
- L’absence de délégations de haut niveau de la part des États-Unis, de la Chine, de la Russie et de l’Inde affaiblit la portée de la conférence.
- Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a plaidé pour un multilatéralisme renforcé et dénoncé la désinformation sur le changement climatique.
- Un fonds ambitieux de 125 milliards de dollars (environ 113 millions d’euros) est proposé pour la préservation des forêts tropicales.
La conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui s’est ouverte ce samedi à Belém, en Amazonie, se déroule dans un contexte particulier. Si elle rassemble des dirigeants mondiaux, des environnementalistes et des milliers de négociateurs, elle est affaiblie par l’absence notable de plusieurs des principaux responsables de la pollution mondiale. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont ouvertement critiqué l’événement et nié l’existence du changement climatique, annulant par la même occasion des milliards de dollars de contrats d’énergie renouvelable.
La Chine et la Russie n’ont pas envoyé de délégations de haut niveau, et l’Inde a également limité sa participation, ce qui soulève des questions sur l’engagement global face à cette crise.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a insisté sur la nécessité d’une action collective. Il a dénoncé ce qu’il qualifie d’une “ère de désinformation” et a appelé à lutter contre les “négationnistes du climat” qui, selon lui, contrôlent les algorithmes et sèment la peur.
« Il est temps d’infliger une nouvelle défaite à ces négationnistes. »
Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil
Avant d’aborder les enjeux climatiques, le président Lula a pris le temps de recommander aux participants de goûter au poisson local, une touche d’humour dans un contexte sérieux.
La ville de Belém, qui accueille environ 50 000 personnes, est confrontée à des défis logistiques importants. Le coût du logement a explosé, obligeant de nombreux participants à séjourner dans des conteneurs maritimes rénovés ou sur des bateaux de croisière.
Parallèlement, le président Lula a présenté un projet ambitieux visant à créer un fonds de 125 milliards de dollars pour la préservation des forêts tropicales. L’objectif est de récompenser financièrement les pays qui s’engagent à protéger leurs forêts plutôt qu’à les détruire.
Les organisateurs de la conférence souhaitent également s’éloigner des traditionnelles déclarations d’intention et privilégier l’élaboration de “feuilles de route” concrètes, définissant des actions précises en matière de financement de projets verts et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’issue de cette conférence de deux semaines reste donc à déterminer.
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