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La vie des personnes atteintes d’un cancer métastatique est prolongée de quelques mois en moyenne

Publié le 11 novembre 2025 à 09h46. L’espérance de vie des personnes atteintes de cancers métastatiques s’améliore lentement aux Pays-Bas, mais une part significative de patients reçoit encore des soins inadaptés en fin de vie, soulignant la nécessité…

La vie des personnes atteintes d’un cancer métastatique est prolongée de quelques mois en moyenne

Publié le 11 novembre 2025 à 09h46. L’espérance de vie des personnes atteintes de cancers métastatiques s’améliore lentement aux Pays-Bas, mais une part significative de patients reçoit encore des soins inadaptés en fin de vie, soulignant la nécessité d’une meilleure approche palliative.

  • L’espérance de vie des patients atteints de cancers métastatiques est passée de 17 % à 21 % de survie à trois ans après le diagnostic.
  • La moitié des patients atteints de cancer métastatique décèdent encore dans les sept mois suivant le diagnostic, contre cinq mois il y a quinze ans.
  • Un quart des patients atteints de cancer métastatique reçoivent des soins jugés inappropriés au cours des derniers mois de leur vie.

Les progrès de la médecine permettent aux personnes atteintes de cancers métastatiques de vivre un peu plus longtemps, selon une étude récente du Centre néerlandais de lutte contre le cancer (IKNL). L’étude révèle qu’en 2019-2023, 21 % des patients étaient encore en vie trois ans après avoir reçu un diagnostic de cancer métastatique, contre 17 % pour la période 2004-2008. Un cancer est considéré comme métastatique lorsque la maladie s’est propagée à d’autres parties du corps. Environ 22 000 personnes aux Pays-Bas reçoivent chaque année ce diagnostic.

Cependant, l’amélioration n’est pas uniforme. L’IKNL souligne que la moitié des patients atteints de cancer métastatique décèdent encore dans les sept mois suivant le diagnostic, une durée qui était de cinq mois il y a une quinzaine d’années. L’espérance de vie reste donc limitée pour de nombreux patients.

Selon l’IKNL, les chances de survie varient considérablement en fonction du type de cancer. Les cancers de la prostate et du sein présentent les taux de survie les plus élevés. Les progrès les plus notables ont été observés ces dernières années pour les patients atteints de mélanome, de cancer du rein, de la prostate et du poumon, grâce à l’introduction de nouvelles thérapies.

« Grâce à l’immunothérapie et à la thérapie ciblée, certains patients vivent parfois des années plus longtemps. Mais le succès ne s’applique pas à tout le monde : l’espérance de vie médiane pour le cancer métastatique est malheureusement encore limitée, à sept mois. »

Natasja Raijmakers, chercheuse principale en soins palliatifs à l’IKNL

L’étude de l’IKNL a également mis en évidence des préoccupations concernant la qualité des soins prodigués en fin de vie. Un quart des patients atteints de cancer métastatique reçoivent des traitements jugés inappropriés au cours des derniers mois de leur vie, souvent parce que les bénéfices des soins initiaux diminuent et que les inconvénients deviennent plus importants.

Les soins inappropriés sont particulièrement fréquents dans le cas du cancer du poumon, où 29 % des patients ont reçu des soins non adaptés au cours du dernier mois de leur vie. Les chiffres sont de 25 % pour le cancer de l’estomac et du sein. Ces soins inappropriés incluent des hospitalisations et des visites aux urgences qui n’apportent plus de réels bénéfices au patient.

L’IKNL plaide pour une plus grande attention aux soins palliatifs, qui visent à améliorer la qualité de vie des patients en phase terminale et à soulager leurs symptômes. La Fédération des organisations de patients atteints de cancer soutient cette approche, estimant que la plupart des patients ne souhaitent pas subir des traitements infinis et qu’il est essentiel que les médecins discutent avec eux des bénéfices et des risques de chaque option thérapeutique.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.