Publié le 12 novembre 2025 à 13h13. L’annulation du diplôme de Juliana Guerrero, ancienne candidate au poste de vice-ministre de la Jeunesse, compromet les négociations en cours avec l’Europe pour la validation des diplômes colombiens, selon des sources diplomatiques.
- Le diplôme universitaire de Juliana Guerrero a été annulé par la Fondation Universitaire San José.
- Une enquête a révélé qu’elle ne s’était pas présentée aux examens nationaux requis pour l’obtention de son titre.
- Cette affaire a mis en péril les accords de validation des diplômes colombiens en Europe.
L’affaire Juliana Guerrero, dont le nom avait été proposé pour un poste de haut niveau au sein du gouvernement, a pris une tournure inattendue avec l’annulation de son diplôme par la Fondation Universitaire San José. La révélation qu’elle n’avait pas passé les épreuves d’État nécessaires pour obtenir sa qualification a déclenché une enquête menée conjointement par la députée Jennifer Pedraza et plusieurs médias.
Selon Julio Sánchez Cristo, directeur de La W Radio, les conséquences de cette affaire dépassent les frontières colombiennes. Il a souligné que les diplomates européens ont exprimé leur inquiétude quant à l’impact de cette situation sur les négociations en cours concernant la reconnaissance des diplômes colombiens en Europe.
« Les responsables diplomatiques européens me disent que ce petit problème ne reste pas en Colombie. Le cas de Guerrero et du titre acquis sans répondre aux exigences a eu un impact sur le travail judicieux que nos ambassadeurs accomplissaient en Europe. Ils négociaient des accords de validation de titres au profit des Colombiens à l’étranger. Eh bien, ils viennent de se voir claquer la porte. »
Julio Sánchez Cristo, directeur de La W Radio
L’enquête a mis en lumière l’absence de toute trace de participation de Juliana Guerrero à des cours, comme l’a souligné Jennifer Pedraza. Cette affaire intervient à un moment crucial, alors que la Colombie s’efforce de faciliter la mobilité de ses citoyens et la reconnaissance de leurs qualifications professionnelles à l’étranger.
Les négociations avec l’Union Européenne, qui visaient à simplifier la procédure de validation des diplômes pour les Colombiens souhaitant travailler ou étudier en Europe, pourraient être retardées voire compromises par ce scandale. Les conséquences pour les milliers de Colombiens détenteurs de diplômes universitaires pourraient être significatives.