Publié le 12 novembre 2024 14:05:00. La pneumonie, une maladie respiratoire souvent mortelle mais évitable, a causé 2,5 millions de décès dans le monde en 2023, selon un rapport alarmant. Les associations de lutte contre les maladies respiratoires tirent la sonnette d’alarme et demandent un renforcement urgent des mesures de prévention et un accès équitable aux soins.
- En 2023, la pneumonie a été responsable de 2,5 millions de décès à l’échelle mondiale, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2021.
- Les personnes âgées de plus de 70 ans et les enfants de moins de cinq ans sont particulièrement vulnérables à cette maladie.
- Les associations Fenaer et Neumoai plaident pour une meilleure vaccination, un diagnostic précoce et une réduction des inégalités d’accès aux soins.
La Fédération nationale des associations de maladies respiratoires (Fenaer) et l’Association Neumoai mettent en garde contre la gravité croissante de la pneumonie, une affection qui reste l’une des principales causes de décès évitables dans le monde. Le dernier rapport sur la charge mondiale de morbidité révèle une augmentation inquiétante : 2,5 millions de personnes sont décédées de cette maladie en 2023, contre 2,1 millions en 2021.
L’impact de la pneumonie est particulièrement marqué chez les populations les plus fragiles. Près de la moitié des décès concernent des personnes âgées de plus de 70 ans, et environ un quart des victimes ont moins de cinq ans. En Espagne, 11 365 décès ont été attribués à la pneumonie en 2023, et plus de 90 % de ces cas concernaient des personnes âgées.
Mariano Pastor, président de la Fenaer, souligne l’urgence d’agir :
« Ces données confirment la gravité du problème et la nécessité de renforcer les politiques de prévention et de soins, en particulier parmi la population vulnérable. Il est essentiel que les stratégies de santé incluent la vaccination, le diagnostic précoce et l’accès aux thérapies appropriées pour éviter des décès qui pourraient être évités. »
Mariano Pastor, président de Fenaer
Catia Cilloniz, présidente de Neumoai, insiste sur les inégalités criantes en matière d’accès aux soins :
« Bien que la pneumonie soit une maladie évitable et traitable, l’inégalité dans l’accès aux soins médicaux continue de coûter des vies, tant dans les pays ayant moins de ressources que dans les environnements à revenus élevés où des mesures de prévention suffisantes ne sont pas appliquées. »
Catia Cilloniz, présidente de Neumoai
Pour lutter efficacement contre cette maladie, les deux organisations préconisent une approche globale. Elles demandent la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses visant à s’attaquer aux causes et aux facteurs de risque, notamment la pollution de l’air et les pénuries de vaccins. L’élargissement de la couverture vaccinale et la réduction de l’exposition à la pollution atmosphérique, responsable de millions de décès chaque année, sont considérées comme des priorités.
En outre, Fenaer et Neumoai insistent sur l’importance d’une bonne nutrition et d’une hygiène rigoureuse, en particulier chez les enfants, afin de réduire les infections. Elles réclament également un accès rapide à des soins médicaux appropriés, incluant les antibiotiques, l’oxymétrie de pouls et l’oxygénothérapie, à tous les niveaux du système de santé.
Les associations concluent en appelant à une mobilisation collective :
« L’engagement collectif est essentiel pour réduire le fardeau de la pneumonie. La prévention et l’équité dans l’accès à la santé sont des outils essentiels pour sauver des vies et avancer vers un avenir plus sain. »