Publié le 2024-02-29 14:30:00. Une étude internationale révèle qu’une consommation modérée de café, environ une tasse par jour, pourrait réduire significativement le risque de fibrillation auriculaire, la forme la plus courante de trouble du rythme cardiaque.
- Une étude clinique menée sur 200 patients montre une diminution de 39 % du risque de récidive de la fibrillation auriculaire chez les consommateurs de café.
- Les chercheurs suggèrent que les composés biologiques présents dans le café, notamment la caféine, pourraient avoir des propriétés anti-inflammatoires bénéfiques pour le cœur.
- L’étude précise que ces résultats ne s’appliquent pas aux boissons énergisantes, qui contiennent souvent des doses élevées de caféine et d’autres substances potentiellement nocives.
Contrairement aux idées reçues, le café ne serait pas un facteur aggravant de la fibrillation auriculaire, mais pourrait même exercer un effet protecteur. Cette conclusion, issue d’une recherche rigoureuse menée conjointement par des universités d’Adélaïde (Australie), de San Francisco (États-Unis) et de Toronto (Canada), remet en question les recommandations traditionnelles prodiguées aux patients souffrant de troubles du rythme cardiaque.
L’étude, baptisée DECAF (Does Eliminating Coffee Prevent Fibrillation?), a suivi pendant six mois 200 patients d’âge moyen de 69 ans, déjà diagnostiqués avec une fibrillation auriculaire persistante. Les participants ont été répartis aléatoirement en deux groupes : un groupe consommant en moyenne sept tasses de café par semaine, et un groupe s’abstenant de toute consommation de café et de caféine. Les résultats ont démontré que la récidive de la fibrillation auriculaire était significativement plus faible dans le groupe consommant du café (47 %) que dans le groupe témoin (64 %). Cela se traduit par une réduction du risque de récidive de 39 %.
Les chercheurs soulignent que le café contient de nombreux composés biologiques, dont la caféine est le plus connu. Ils avancent l’hypothèse que ces composés pourraient avoir des propriétés anti-inflammatoires, l’inflammation systémique étant reconnue comme un facteur de risque de fibrillation auriculaire. Ils notent également que les études observationnelles n’ont généralement pas mis en évidence d’augmentation du risque de FA chez les consommateurs de café, et ont même parfois rapporté un risque plus faible.
Historiquement, le café était considéré comme proarythmique, et de nombreux patients l’identifiaient comme un déclencheur d’épisodes de fibrillation auriculaire. Les médecins recommandaient donc souvent de réduire sa consommation. Cependant, cette nouvelle étude suggère que cette approche pourrait être remise en question.
Les auteurs de l’étude insistent sur le fait que la caféine utilisée dans le cadre de cette recherche était d’origine naturelle et que la consommation de café se situait dans des limites raisonnables. Ils mettent en garde contre l’extrapolation de ces résultats à des doses élevées de caféine, notamment celles présentes dans les boissons énergisantes, qui peuvent contenir d’autres substances potentiellement nocives. Néanmoins, ils suggèrent qu’il pourrait être intéressant d’étudier des stratégies visant à encourager une consommation modérée de café comme mesure préventive contre la fibrillation auriculaire.
Comme le soulignait récemment le comédien Jerry Seinfeld, interviewé par Jimmy Fallon :
« Je pense que le café est la partie la plus importante de la vie d’un être humain. »
Jerry Seinfeld, comédien
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