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Le GBP/USD et les Gilts alourdis par le changement budgétaire du gouvernement britannique

Les marchés financiers sont sous pression ce jeudi, tiraillés entre des données économiques décevantes en Chine et des incertitudes persistantes concernant la politique monétaire américaine et britannique. Le dollar, bien que stable, montre des signes de faiblesse, tandis…

Le GBP/USD et les Gilts alourdis par le changement budgétaire du gouvernement britannique

Les marchés financiers sont sous pression ce jeudi, tiraillés entre des données économiques décevantes en Chine et des incertitudes persistantes concernant la politique monétaire américaine et britannique. Le dollar, bien que stable, montre des signes de faiblesse, tandis que le pétrole progresse en raison des tensions géopolitiques.

La Chine a publié des chiffres économiques d’octobre inférieurs aux attentes, notamment en matière de ventes au détail et d’investissement. Cependant, la Banque populaire de Chine (PBOC) a surpris les marchés en fixant le taux de référence du dollar à son plus bas niveau depuis octobre 2024, ce qui a limité la dépréciation du yuan. Le dollar s’échangeait hier à près de 99,00, son plus bas niveau du mois, et se maintient à ce niveau aujourd’hui.

Au Royaume-Uni, le gouvernement semble revoir sa stratégie budgétaire, privilégiant des ajustements ciblés des tranches d’imposition et des augmentations de taxes spécifiques plutôt que de rompre ses promesses électorales. La livre sterling évolue dans une fourchette similaire à celle d’hier, tandis que les obligations d’État britanniques (Gilts) sont en baisse.

Les anticipations d’une baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour le mois prochain ont également diminué, passant d’environ 66 % à un peu moins de 50 % selon les analystes, suite aux déclarations de plusieurs responsables de la Fed ces derniers jours.

Par ailleurs, l’administration américaine pourrait annoncer des réductions de droits de douane sur certains produits alimentaires de base, tels que le café, les bananes, le bœuf, les haricots et certains agrumes, dans le but de freiner l’inflation. Bien que l’administration affirme que les droits de douane ne sont pas la cause des hausses de prix, cette mesure pourrait avoir un impact sur les consommateurs.

Les bourses européennes subissent des pressions, avec une baisse de 1,1 % pour le Stoxx 600, ce qui représenterait sa plus forte perte depuis un peu plus d’un mois. Plusieurs marchés de la région Asie-Pacifique ont également enregistré des pertes supérieures à 1 %, notamment le Japon, la Chine (CSI300), Taïwan, la Corée du Sud et l’Australie. Les contrats à terme sur les indices américains signalent une ouverture en baisse. Les rendements des obligations d’État à 10 ans augmentent de 2 à 3 points de base en Europe, atteignant 4,12 % – 4,13 %.

Le prix du pétrole a augmenté, le baril de West Texas Intermediate (WTI) de décembre dépassant les 60 $ (contre 58 $ hier) suite à une nouvelle attaque contre des installations russes. L’or se maintient dans sa fourchette de prix d’hier, sans changement significatif.

Concernant les paires de devises, l’euro a atteint son plus haut du jour hier en fin de séance à New York, près de 1,1655 $, mais se consolide actuellement entre 1,1610 et 1,1650 $. Le dollar canadien a légèrement augmenté hier, mais reste sous pression en raison de la faiblesse générale du dollar américain, s’échangeant à 1,4045 CAD. Enfin, le dollar australien a brièvement atteint 0,6580 $ avant de retomber à 0,6520 $, avec un risque de cassure à 0,6500 $.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.