Un district scolaire du comté de Merced se distingue en Californie : Livingston Union a réussi à réduire significativement l’absentéisme scolaire et les exclusions, tout en améliorant le bien-être de ses élèves. Cette réussite repose sur un investissement massif dans l’accompagnement psychologique et scolaire.
À retenir
- L’absentéisme chronique a diminué de 18,3 % à 14,2 % entre 2023 et le printemps 2024, surpassant les objectifs fixés par le district.
- Les taux de suspension ont baissé de 3,4 % à 2,8 % entre 2022 et 2023, alors que la moyenne de l’État augmentait.
- Un système de conseil scolaire complet, incluant des rencontres individuelles avec les élèves et leurs familles, est au cœur de cette transformation.
L’étude, publiée mercredi par le Centre pour la transformation des écoles de l’UCLA, met en lumière le modèle de Livingston Union, un district regroupant cinq établissements allant de la maternelle à la 8e année. Contrairement à la majorité des écoles californiennes, Livingston Union a mis en place un système où chaque élève et sa famille sont rencontrés individuellement en 4e et en 7e année.
Ce dispositif s’est avéré particulièrement pertinent face à l’augmentation des besoins en santé mentale observée pendant la pandémie de Covid-19. Le district a su adapter son offre en développant des consultations à distance, des cours en présentiel et des activités favorisant les interactions sociales.
« Le modèle de conseil scolaire de Livingston Union est innovant par son approche globale », explique Joe Bishop, chercheur au Centre pour la transformation des écoles de l’UCLA et auteur de l’étude. « Ils attendent de leurs conseillers scolaires qu’ils aillent bien au-delà des missions traditionnelles d’accompagnement scolaire et de soutien aux élèves. »
Alma Lopez, conseillère scolaire principale, souligne l’importance de la collecte de données pour identifier les élèves en difficulté. « Nous analysons les résultats scolaires, le taux d’absentéisme et les signalements pour repérer les élèves qui rencontrent des obstacles », explique-t-elle. « Ensuite, nous cherchons à comprendre les causes profondes de ces difficultés et à proposer des solutions adaptées. »
Les interventions proposées sont variées : groupes de soutien pour améliorer la motivation et les méthodes de travail, tutorat personnalisé, aide au transport pour lutter contre l’absentéisme, ou encore orientation vers des professionnels de la santé mentale.
L’étude révèle également une amélioration générale du sentiment d’appartenance, de la sécurité et du bien-être des élèves. En 2019-2020, environ 80 % des élèves se déclaraient motivés et bien accompagnés sur le plan socio-émotionnel, un niveau qui est resté stable au cours des années suivantes.
Elizabeth Alvarez, mère d’une élève de 7e année, témoigne de l’efficacité du système. Après que sa fille a commencé à ressentir de l’anxiété lors de son passage au collège, elle a pu bénéficier de l’accompagnement d’une conseillère scolaire. « Ma fille savait qu’elle pouvait demander de l’aide, car elle avait déjà interagi avec sa conseillère en classe et à la cantine », raconte-t-elle. « La conseillère nous a contactés et nous a fourni des outils et des stratégies pour aider ma fille à gérer son anxiété. »
Pour Andrés Zamora, le surintendant du LUSD, les conseillers scolaires jouent un rôle essentiel dans l’adaptation des élèves aux nouvelles réalités post-pandémie. « Nous observons des changements dans les comportements et les modes d’apprentissage », explique-t-il. « Nos conseillers sont en première ligne pour accompagner les élèves et soutenir les enseignants. »
L’étude de l’UCLA souligne également l’importance de la stabilité de l’équipe de direction de Livingston Union. « Dans d’autres études de cas, on observe souvent un turnover important », note Joe Bishop. « La pérennité de l’équipe à Livingston Union est un facteur clé de succès. »
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