Home Santé8 heures de sommeil sont une « absurdité de l’ère industrielle » ; voir idéal

8 heures de sommeil sont une « absurdité de l’ère industrielle » ; voir idéal

by Sophie Martin

Publié le 15 novembre 2025 à 19h42. L’idée reçue selon laquelle nous aurions tous besoin de huit heures de sommeil par nuit est remise en question par de nouvelles recherches qui suggèrent que sept heures pourraient être la durée optimale pour la plupart des adultes.

  • Une étude menée par un biologiste évolutionniste de Harvard démontre que le besoin de sommeil se situe plutôt entre six et sept heures pour les populations n’ayant pas accès à l’électricité.
  • Les données épidémiologiques indiquent que le risque de mortalité est le plus faible autour de sept heures de sommeil, et non huit.
  • Les experts recommandent désormais de viser entre sept et neuf heures de sommeil, en privilégiant la qualité et la régularité plutôt qu’un nombre précis.

La croyance largement répandue selon laquelle un adulte moyen a besoin de huit heures de sommeil par nuit pourrait bien être un mythe issu de l’ère industrielle. C’est ce que suggère une étude de plus en plus étayée par des preuves scientifiques, menée par le biologiste évolutionniste Daniel E. Lieberman de l’université Harvard.

Selon Lieberman, cette règle des « huit heures » est une « absurdité ». Il observe que les populations n’ayant pas accès à l’électricité moderne dorment généralement entre six et sept heures par nuit, sans recourir à la sieste, et sans pour autant subir de conséquences néfastes pour leur santé. Ses recherches, détaillées dans son livre Exercé : la science de l’activité physique, du repos et de la santé et évoquées dans une interview de 2023 pour The CEO Journal, montrent que le risque de mortalité est le plus faible autour de sept heures de sommeil, et non huit.

Ce que défend Lieberman

Lieberman affirme que l’idée que les humains « naturels » dorment huit heures n’a aucun fondement scientifique. Les données recueillies auprès de communautés sans électricité révèlent des habitudes de sommeil de six à sept heures par nuit, ce qui contredit l’objectif culturel de huit heures.

Il interprète également cette norme de huit heures comme un héritage de la révolution industrielle plutôt qu’une nécessité biologique. Il pointe vers des courbes épidémiologiques qui montrent que le risque pour la santé atteint son point le plus bas autour de sept heures, formant une courbe en forme de « U », avec un risque accru en cas de sommeil insuffisant ou excessif.

Les résumés de ses travaux soulignent que sept heures de sommeil peuvent souvent être plus bénéfiques pour la santé que huit, tout en reconnaissant qu’il existe des variations en fonction de l’âge et de l’état de santé général. Il insiste sur le fait que le besoin de sommeil n’est pas universel.

De quelle quantité de sommeil avez-vous réellement besoin ?

Dans un article publié par Fortune, la scientifique Rebecca Robbins explique comment cette norme des huit heures est apparue et propose des stratégies pratiques pour améliorer la qualité du sommeil plutôt que de se focaliser sur un seul chiffre.

Plus d’un tiers des Américains ne parviennent pas à atteindre un minimum de sept heures de sommeil, ce qui souligne l’importance de la régularité et de l’hygiène du sommeil autant que la recherche d’un chiffre « magique ».

L’Académie américaine de médecine du sommeil et la Société de recherche sur le sommeil recommandent officiellement « sept heures ou plus par nuit » pour les adultes – une fourchette qui commence explicitement à sept heures, et non un impératif de huit heures.

Les directives de la Clinique Mayo suivent la même ligne : les adultes ont généralement besoin de sept heures ou plus, avec des variations individuelles en fonction de l’âge, de la qualité du sommeil, des déficits de sommeil antérieurs, de la grossesse et des changements liés à l’âge qui fragmentent le sommeil sans augmenter le besoin total.

La courbe de risque en forme de U

Plusieurs études récentes portant sur de vastes ensembles de données montrent une association en forme de U entre la durée du sommeil et les effets indésirables, le point le plus sûr se situant autour de sept heures pour la mortalité générale et cardiovasculaire.

L’analyse de la Biobanque britannique identifie également des relations en forme de U, avec des risques élevés en cas de sommeil court (moins de sept heures) et de sommeil long (plus de neuf heures), même après ajustement en fonction des facteurs liés à la santé et au mode de vie.

Des études sur les biomarqueurs confirment ce schéma : des écarts par rapport à sept heures ou plus de huit/neuf heures sont associés à des marqueurs du vieillissement biologique, bien que les maladies qui prolongent le temps passé au lit puissent fausser les résultats.

Directives pratiques sur le sommeil

Il est conseillé de viser entre sept et neuf heures de sommeil, en considérant sept heures comme un minimum réaliste si vous vous réveillez reposé et fonctionnez normalement. Vous pouvez augmenter progressivement jusqu’à vous rapprocher de neuf heures en cas de maladie, d’entraînement intense ou de grossesse.

Soyez attentif à la courbe en forme de U :

  • Un sommeil court et chronique (moins de 7 heures)
  • Un sommeil long et régulier (plus de 9 heures)
  • Les deux sont associés à des risques accrus.
  • Si vous avez régulièrement besoin de plus de neuf heures de sommeil, consultez un médecin pour exclure des conditions telles que la dépression, l’apnée du sommeil ou des maladies chroniques.
  • Privilégiez la cohérence et la qualité – des heures de coucher et de lever régulières, une exposition à la lumière naturelle le matin, une réduction de l’exposition à la lumière bleue le soir, un environnement frais et sombre, et une consommation modérée de caféine et d’alcool – plutôt que de vous obséder sur un nombre précis d’heures.

Le « point idéal » du sommeil

La règle des huit heures est une simplification culturelle, et non une exigence biologique universelle. Pour de nombreux adultes, sept heures se rapprochent du « point idéal » en matière de santé, avec une certaine flexibilité en fonction de l’étape de la vie et des conditions individuelles.

Les chefs d’entreprise et les particuliers devraient reconsidérer leurs objectifs de sommeil en fonction d’intervalles fondés sur des données scientifiques, en évaluant leur fonctionnement diurne et en investissant dans des pratiques qui améliorent la qualité et la santé à long terme, sans imposer un quota rigide de huit heures.

Pour cet article, Fortune a utilisé l’IA générative dans la version initiale. Un éditeur a vérifié les informations avant publication.

Cet article a été initialement publié sur Fortune.com.

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