Publié le 16 novembre 2025 à 16h41. Le président colombien Gustavo Petro a défendu avec fermeté l’opération militaire qui a coûté la vie à plusieurs mineurs dans le Guaviare, rejetant les critiques de la gauche et se défendant de toute violation du droit international humanitaire.
- Gustavo Petro qualifie de « infondées » les critiques concernant l’opération militaire dans le Guaviare.
- Le président affirme qu’il n’y avait aucun civil dans la zone bombardée, uniquement des combattants des forces dissidentes.
- Iván Cepeda, figure du Pacte historique, s’oppose publiquement à l’opération, rappelant des condamnations similaires sous l’administration Duque.
La polémique autour du bombardement dans le Guaviare, qui a entraîné la mort d’au moins sept mineurs recrutés de force par les dissidents d’Iván Mordisco, a provoqué une vive réaction politique en Colombie. Le président Petro a réagi avec véhémence aux critiques émanant de certains secteurs de la gauche, les qualifiant d’« infondées ». Il a insisté sur le fait que l’opération visait exclusivement des combattants armés et qu’aucun civil ne se trouvait dans la zone au moment de l’attaque.
Selon le président, les accusations de violation du droit international humanitaire sont infondées.
« Il n’est pas vrai que j’ai violé le principe de distinction. Dans la jungle à l’intérieur de laquelle le bombardement a eu lieu, il était impossible de le briser : il n’y avait aucun civil dans la zone »
Gustavo Petro, président de la Colombie
Il a souligné que la situation dans cette région reculée rendait impossible l’identification et la protection des civils.
Cette défense intervient alors que même Iván Cepeda, un candidat à la présidence du Pacte historique, a exprimé son désaccord avec l’opération. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a rappelé qu’il avait également condamné de telles actions sous le gouvernement précédent d’Iván Duque. Cette opposition souligne les divisions au sein de la coalition au pouvoir concernant la stratégie militaire du gouvernement.
Le président Petro a également rejeté toute comparaison avec d’autres conflits, notamment les bombardements à Gaza, au Remanso, dans le Putumayo et les Caraïbes.
« C’est honteux qu’ils comparent les bombardements de Gaza, du Remanso, du Putumayo et des bateliers des Caraïbes »
Gustavo Petro, président de la Colombie
Il a affirmé que les situations étaient fondamentalement différentes, soulignant que les forces colombiennes ne ciblent que des combattants armés, contrairement à d’autres conflits où des civils non armés sont touchés avec des armes plus destructrices.
Petro a également défendu la politique de son gouvernement en matière de recrutement d’enfants par les groupes armés. Il a affirmé que les combattants mineurs bénéficient d’un traitement préférentiel une fois capturés, conformément au droit international humanitaire.
« Les combattants mineurs, une notion du DIH, bénéficient d’un traitement préférentiel lorsqu’ils sont prisonniers, nous avons respecté le DIH »
Gustavo Petro, président de la Colombie
Il a insisté sur la nécessité de retirer les enfants des conflits armés lors de négociations avec les groupes rebelles.
Le président a précisé les critères qui guident ses décisions de lancer des frappes aériennes, soulignant qu’il prend toujours la décision finale après avoir examiné attentivement les renseignements disponibles et recherché la présence de mineurs.
« J’ai toujours pris la décision finale, j’ai recherché autant que possible les renseignements pour localiser la présence de mineurs lorsque cela est possible, je prends toujours la décision lorsque des commandants/capos sont présents sur les lieux et sont dans une attitude offensive contre la société et l’État »
Gustavo Petro, président de la Colombie
Il a conclu en affirmant qu’il continuera à prendre des décisions difficiles pour protéger les soldats et assurer la sécurité du pays.
« Cette fois, nous avons protégé les soldats, je chercherai toujours à minimiser leurs morts, mais le combat est pour une Colombie libre pour tous »
Gustavo Petro, président de la Colombie
Dans un tweet, le sénateur Iván Cepeda a réitéré sa condamnation de l’opération, rappelant sa position constante contre de telles actions, même sous l’administration Duque.
« Comme je l’ai fait par le passé, je réitère ma position selon laquelle les actions de cette nature sont clairement interdites par le droit humanitaire »
Iván Cepeda, sénateur du Pacte historique
L’ancien président Andrés Pastrana prend la parole Photo:
JUAN SEBASTIAN LOMBO DELGADO
Écriture politique
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