Publié le 16 décembre 2023 19:15. Au moins 32 mineurs ont péri dans l’effondrement d’une mine de cobalt artisanale dans le sud de la République démocratique du Congo, un drame qui souligne les dangers auxquels sont confrontés ceux qui travaillent dans ce secteur vital pour l’économie du pays.
- L’effondrement d’un pont dans une zone minière de Kalando, province du Lualaba, a entraîné la mort d’au moins 32 mineurs.
- Les opérations de recherche se poursuivent, malgré les risques liés aux fortes pluies et aux glissements de terrain.
- Plus de 10 000 mineurs sont actifs dans la région de Kalando, dont l’exploitation a été temporairement suspendue.
Le drame s’est produit dimanche, lorsque le pont se serait effondré sous le poids de mineurs irréguliers qui, selon le ministre régional de l’Intérieur, Roy Kaumba Mayonde, avaient bravé les consignes de sécurité. « Les mineurs irréguliers ont violé la sécurité » de la carrière, a-t-il déclaré, précisant que l’accès à la zone avait été interdit en raison des conditions météorologiques défavorables.
Un rapport de la Société d’Assistance et d’Encadrement des Coopératives Minières et d’Entreprises (SAEMAPE), consulté par l’Agence France-Presse, fait état d’un mouvement de panique provoqué par la présence de militaires sur les lieux au moment de l’accident. Selon le document, « Lorsqu’ils tombaient », les mineurs « s’entassaient les uns sur les autres, provoquant des blessés et des morts ».
Arthur Kabulo, coordinateur régional de la Commission nationale des droits de l’homme, a indiqué que plus de 10 000 personnes travaillaient dans les mines de Kalando, où l’exploitation a été suspendue par les autorités. Ce nouveau drame relance le débat sur les conditions de travail précaires et les risques encourus par les mineurs artisanaux dans cette région riche en ressources naturelles.
La République démocratique du Congo est le premier producteur mondial de cobalt, un métal essentiel à la fabrication des batteries utilisées dans les appareils électroniques et les véhicules électriques, représentant plus de 70 % de la production mondiale. Si une grande partie de ce cobalt est extraite par de grandes entreprises industrielles, on estime que plus de 200 000 personnes travaillent dans des mines artisanales souvent illégales et dangereuses.
Avec les informations de l’AFP
Sur le même sujet
