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Le Conseil de sécurité adopte le projet de résolution américain sur Gaza

by Clara Dubois

Publié le 17 novembre 2025 à 23h37. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un plan américain pour Gaza, ouvrant la voie à un déploiement de forces internationales et à une possible voie politique vers un État palestinien, malgré les réserves de certains membres et les vives critiques des factions palestiniennes.

  • Le Conseil de sécurité a approuvé une résolution soutenant l’initiative de « paix » de l’administration Trump dans la bande de Gaza.
  • Le plan prévoit le déploiement d’une force internationale pour stabiliser Gaza et la possibilité, à terme, de créer un État palestinien.
  • La Russie et la Chine se sont abstenues, exprimant des inquiétudes quant à l’aggravation potentielle de la crise.

L’adoption de cette résolution, qualifiée d'”historique” par le président américain Donald Trump, intervient dans un contexte de tensions persistantes et de profondes divisions concernant l’avenir de Gaza. Le vote s’est déroulé après des débats houleux et des pressions diplomatiques intenses.

Le projet de résolution, soutenu par 13 pays sur 15, autorise le déploiement d’une force internationale chargée de maintenir la stabilité dans la bande de Gaza, parallèlement à l’ouverture d’une voie politique qui pourrait, à terme, conduire à la création d’un État palestinien. La Russie et la Chine, tout en s’abstenant, ont exprimé leurs réserves, craignant que cette initiative ne contribue à exacerber la crise.

« Le projet de résolution américain est problématique et pourrait aggraver la crise. »

Représentants de la Russie et de la Chine

L’ambassadeur américain auprès des Nations Unies, Mike Waltz, a salué une « décision historique et constructive ». Le texte inclut des références à une « voie vers un État palestinien », une formulation qui a suscité des réactions contrastées tant en Israël que dans les territoires palestiniens.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réagi prudemment, réaffirmant son opposition à la création d’un État palestinien, tout en étant confronté à des critiques au sein de son propre gouvernement. Selon notre correspondant à Jérusalem, Muhannad Tutanji, la formulation du texte est source de divergences d’interprétation.

« Notre opposition à la création d’un État palestinien sur quelque territoire que ce soit n’a pas changé. »

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien

Le quotidien israélien Maariv rapporte que les États-Unis présentent le projet comme un prélude à une solution politique, mais que les termes restent ambigus et conditionnés à des facteurs tels que la reconstruction de Gaza, les réformes de l’Autorité palestinienne et le désarmement des groupes armés.

Du côté palestinien, le Hamas a fermement critiqué la résolution, la qualifiant de « tutelle internationale » sur Gaza. Selon Adnan Al-Barsh, notre correspondant à Gaza, les factions palestiniennes s’opposent à toute intervention étrangère qui compromettrait leur droit à la résistance et à l’autodétermination.

« Toute force internationale doit être entièrement soumise au mandat et à la supervision directe des Nations Unies. »

Factions palestiniennes

En Cisjordanie, le ministère palestinien des Affaires étrangères a adopté une position plus nuancée, estimant que l’initiative américaine pourrait être un point de départ pour des négociations plus approfondies. Iman Erekat, notre correspondante en Cisjordanie, souligne que le projet de résolution mentionne pour la première fois le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, une avancée significative.

« Nous devons savoir qui est le Conseil de paix afin de prendre une position claire sur ce conseil. »

Omar Awadallah, sous-secrétaire du ministère palestinien des Affaires étrangères

Le plan américain prévoit également une division de la bande de Gaza en zones à reconstruire sous contrôle conjoint israélien et international, avec une phase intérimaire où certaines zones seraient placées sous surveillance étroite. Cette proposition suscite de vives inquiétudes quant à la souveraineté palestinienne et à la possibilité d’une occupation prolongée.

Le secrétaire général du Parti du peuple palestinien, Bassam Al-Salhi, a dénoncé le projet de résolution comme une « fraude » et une reprise des éléments les plus controversés du plan Trump initial.

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