Mis à jour le 18 novembre 2025 à 15h21. Ryanair a été sanctionnée par l’aéroport d’Eindhoven et l’ACNL, l’organisme de coordination des créneaux horaires, suite à des retards répétés de ses vols l’été dernier, entraînant la perte de droits d’atterrissage et de décollage.
- Ryanair a perdu deux créneaux horaires fixes à l’aéroport d’Eindhoven en raison de retards systématiques sur les vols en provenance de Sofia et de Pise.
- L’ACNL a confirmé la décision après que Ryanair ait tenté, sans succès, de la faire annuler en justice.
- La compagnie aérienne irlandaise devra désormais modifier ses horaires pour ces destinations ou envisager de supprimer temporairement ces liaisons.
La sanction, rarement appliquée, fait suite à plus de trente incidents de retards sur une période de trois mois durant la saison estivale précédente. L’ACNL, chargé de répartir les créneaux horaires de l’aéroport d’Eindhoven, a estimé que les retards répétés sur les vols du lundi soir en provenance de Sofia et du jeudi soir en provenance de Pise, arrivant systématiquement avec près d’une heure de retard, constituaient une violation délibérée des règles.
Selon le tribunal, les intérêts de l’ACNL, qui visent à assurer une répartition équitable et opportune de la capacité limitée de l’aéroport, ont primé sur ceux de Ryanair. L’ACNL avait d’ailleurs émis un avertissement en juin, prévenant d’éventuelles sanctions en cas de non-amélioration. La compagnie avait contesté la décision, tentant également d’empêcher l’attribution des créneaux horaires en attendant le jugement, mais le juge n’a pas donné suite à sa requête.
Cette décision ouvre désormais ces créneaux horaires à d’autres compagnies aériennes. Ryanair devra donc revoir ses plans pour les vols vers Sofia et Pise, soit en modifiant les horaires, soit en supprimant temporairement ces destinations de son programme.
Ryanair est régulièrement pointée du doigt pour ses pratiques, notamment en matière de ravitaillement minimal de ses appareils, ce qui pourrait poser des problèmes en cas d’urgence. Des accusations de mauvaises conditions de travail et de rémunération insuffisante pour son personnel sont également fréquemment formulées. Le PDG de Ryanair, Michael O’Leary, réfute systématiquement ces allégations.
Pour plus d’informations sur cette affaire, vous pouvez consulter l’article du NOS.
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