Publié le 2025-11-19 09:31:00. Une étude internationale impliquant 43 experts alerte sur l’impact croissant des aliments ultra-transformés sur la santé publique, les liant à une augmentation des maladies chroniques à l’échelle mondiale. Les chercheurs appellent à des mesures urgentes pour réguler la production et la consommation de ces produits.
- Plus de 100 études à long terme confirment le remplacement progressif des aliments frais par des produits ultra-transformés dans les régimes alimentaires du monde entier.
- Ces aliments sont considérés comme une menace majeure pour la santé, affectant tous les systèmes organiques et favorisant la suralimentation et la malnutrition.
- Les auteurs de l’étude soulignent le rôle des multinationales dans la promotion de ces produits et proposent des politiques de régulation.
Une série de trois articles publiés dans la revue médicale The Lancet dresse un tableau alarmant de la place grandissante des aliments ultra-transformés dans notre alimentation. Quarante-trois experts internationaux ont analysé les données de plus d’une centaine d’études longitudinales, révélant une corrélation directe entre la consommation accrue de ces produits et la multiplication des maladies chroniques.
Selon les chercheurs, ces aliments, souvent riches en sucres, graisses et additifs, ne sont pas adaptés à la biologie humaine. Le professeur Carlos Monteiro, de l’Université de Sao Paulo, l’un des principaux auteurs de l’étude, explique :
« Les résultats montrent clairement que les gens ne sont pas biologiquement adaptés à la consommation de tels aliments. »
Carlos Monteiro, professeur à l’Université de Sao Paulo
Il souligne également que ces produits remodèlent les habitudes alimentaires à l’échelle mondiale, supplantant les plats traditionnels, et que cette évolution est soutenue par des entreprises agroalimentaires puissantes.
L’étude met en évidence les conséquences néfastes de ces aliments sur l’ensemble de l’organisme, entraînant suralimentation, carences nutritionnelles et exposition à des substances potentiellement nocives. Les chercheurs appellent à une action rapide pour limiter leur impact. Le professeur Barry Popkin, de l’Université de Caroline du Nord, propose notamment l’ajout de mentions claires sur les emballages, signalant la présence d’excès de graisses saturées, de sucre et de sel.
La deuxième partie de la série d’articles explore différentes pistes pour réguler la commercialisation et la consommation de ces aliments ultra-transformés. Enfin, la troisième partie met en lumière le fait que la forte consommation de ces produits n’est pas le fruit de choix individuels, mais résulte d’une stratégie délibérée des multinationales.