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Les médicaments anti-inflammatoires ne sont pas efficaces pour traiter les symptômes du « long COVID » –

Publié le 20 octobre 2025. Une étude clinique menée en Inde n’a pas démontré l’efficacité de la colchicine dans l’amélioration des symptômes persistants liés au syndrome post-COVID, communément appelé « COVID long », chez les adultes. L’essai randomisé…

Publié le 20 octobre 2025. Une étude clinique menée en Inde n’a pas démontré l’efficacité de la colchicine dans l’amélioration des symptômes persistants liés au syndrome post-COVID, communément appelé « COVID long », chez les adultes.

  • L’essai randomisé en double aveugle n’a révélé aucune différence significative entre les patients traités à la colchicine et ceux recevant un placebo en termes d’amélioration de la capacité respiratoire ou de réduction de l’inflammation.
  • Les critères secondaires, incluant la fatigue, l’essoufflement et la qualité de vie, n’ont pas non plus montré d’amélioration notable avec la colchicine.
  • Bien qu’une légère amélioration ait été observée dans un test respiratoire spécifique, les chercheurs la jugent cliniquement non significative.

Les résultats, publiés dans la revue JAMA Internal Medicine, remettent en question l’intérêt de la colchicine comme traitement pour les séquelles à long terme de l’infection au SARS-CoV-2. La colchicine, un médicament anti-inflammatoire, avait suscité un certain espoir en raison de ses propriétés et de premières études suggérant un lien entre son utilisation et une diminution des hospitalisations chez les patients atteints de COVID-19.

L’étude a porté sur 346 participants en Inde, tous ayant été confirmés positifs au SARS-CoV-2 et présentant des symptômes persistants, limitant leur capacité fonctionnelle ou révélant des marqueurs inflammatoires élevés. Pendant 26 semaines, les participants ont été répartis aléatoirement pour recevoir soit de la colchicine (0,5 mg une ou deux fois par jour, en fonction de leur poids), soit un placebo. Un suivi d’un an a été mis en place pour évaluer l’évolution de leur état.

Les chercheurs ont évalué divers paramètres à 12, 26 et 52 semaines, notamment la distance de marche sur 6 minutes (critère d’évaluation principal), la fatigue, l’essoufflement, la qualité de vie, les niveaux d’anxiété et de dépression, ainsi que la concentration de protéine C-réactive, un marqueur de l’inflammation.

Concernant le critère principal, la distance de marche sur 6 minutes, l’augmentation observée dans le groupe colchicine (35,5 mètres) n’était pas significativement différente de celle du groupe placebo (30,0 mètres), avec une différence moyenne de 5,59 mètres (intervalle de confiance à 95 %: -9,00 à 20,18). De même, aucun des critères secondaires n’a présenté de différence significative entre les deux groupes. Une amélioration statistiquement significative a été notée dans le rapport VEMS/CVF (Volume Expiratoire Maximal par Seconde / Capacité Vitale Fonctionnelle) en faveur de la colchicine à 52 semaines, mais les auteurs précisent qu’elle n’a pas d’impact clinique notable.

Les effets secondaires rapportés ont été similaires dans les deux groupes et majoritairement légers. Deux décès sont survenus dans le groupe traité à la colchicine, mais les chercheurs les ont jugés sans lien avec le médicament.

Source : Bassi A, Devasenapathy N, Thankachen SS et al. Efficacité de la colchicine pour le traitement du COVID long : un essai clinique randomisé. JAMA Internal Medicine. Publié en ligne le 20 octobre 2025. doi:10.1001/jamainternmed.2025.5408

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.