Publié le 2025-11-19 18:41:00. La prostatectomie radicale, intervention chirurgicale courante pour le cancer de la prostate, peut avoir des conséquences sur la vie sexuelle des hommes. Si ces effets secondaires sont souvent temporaires, il existe aujourd’hui des solutions médicales et des approches pour les atténuer et améliorer la qualité de vie des patients.
- Plus de 90 % des hommes opérés d’une prostatectomie radicale constatent une diminution de la qualité de leurs érections, mais une amélioration progressive est généralement observée.
- L’opération, par sa nature même, peut entraîner une dysfonction érectile, une réduction de la taille du pénis, des douleurs lors de l’orgasme, et, plus rarement, une incontinence urinaire pendant l’éjaculation.
- La médecine a fait des progrès significatifs dans la prise en charge de ces effets secondaires, et il est crucial d’en parler ouvertement avec son urologue.
Le silence autour des questions de sexualité après un cancer de la prostate ne fait qu’alimenter l’anxiété et les idées reçues. Il est essentiel d’aborder frontalement les possibles conséquences de la prostatectomie radicale – l’ablation chirurgicale complète de la glande prostatique – sur la vie sexuelle. Cette intervention peut effectivement perturber la fonction érectile, modifier la taille du pénis, provoquer des douleurs lors de l’orgasme et, dans certains cas, entraîner une perte d’urine au moment de l’éjaculation.
Si ces troubles sont souvent transitoires, la période de récupération peut s’étendre sur plusieurs mois, voire deux ans, une attente qui peut être difficile à vivre pour les couples. Heureusement, les traitements et les connaissances médicales ont évolué pour accompagner les patients dans cette phase délicate.
Dans une récente interview, un urologue a expliqué en détail les différents problèmes rencontrés, les erreurs à éviter et les solutions possibles. Il souligne l’importance de ne pas rester seul face à ces difficultés.
Dysfonction érectile
« Après l’opération, plus de 90 % des patients présentent une certaine aggravation de leur érection, mais la tendance est à une amélioration progressive, plus rapide pour certains, plus lente pour d’autres », explique le docteur Nascimento. Cette diminution de la qualité de l’érection est souvent liée à la proximité de la prostate avec les nerfs érectiles.
« Il est impossible pour le chirurgien – même assisté par un robot ou fort de 10 000 cas d’expérience – de retirer la prostate sans au moins toucher ces nerfs, en les séparant pour permettre le passage de la glande », précise-t-il. Cette manipulation, inévitable, peut entraîner des troubles de l’érection, mais des techniques chirurgicales de plus en plus précises visent à préserver au maximum ces nerfs.
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