Publié le 21 novembre 2025 à 17h57. L’ancien promoteur immobilier Seán Dunne a essuyé un nouveau refus judiciaire dans sa bataille juridique visant à contester les procédures de faillite qui le concernent. La Cour d’appel a rejeté son recours, confirmant ainsi les décisions antérieures des tribunaux inférieurs.
- Seán Dunne a contesté la nomination des administrateurs judiciaires chargés de gérer sa faillite.
- Il a également demandé la récusation du juge initialement saisi de l’affaire, Liam Kennedy.
- La Cour d’appel a confirmé que le juge de première instance n’avait commis aucune erreur et que les administrateurs judiciaires avaient été nommés valablement.
L’histoire de Seán Dunne est emblématique de l’effondrement du marché immobilier irlandais après la crise financière de 2008. Autrefois l’un des promoteurs les plus prospères de l’ère du « Tigre celtique », il a été déclaré en faillite en 2013 avec des dettes estimées à environ 700 millions d’euros. Il avait initialement déposé le bilan aux États-Unis, avant d’être déclaré en faillite en Irlande avec l’accord des autorités américaines.
Depuis, M. Dunne a multiplié les contestations juridiques. Il a notamment contesté la prolongation de sa faillite, initialement prévue jusqu’en avril 2018, en raison d’un manque de coopération avec l’administrateur judiciaire. Sa faillite a finalement été prolongée jusqu’en avril 2028.
L’année dernière, il a porté son attention sur la nomination de Chris Lehane et Michael Ian Larkin, les deux administrateurs judiciaires qui ont géré sa faillite au fil des années. Il affirmait qu’ils n’avaient pas été nommés conformément aux procédures légales et a également visé les avocats qui les représentaient. Il a également sollicité l’autorisation d’interroger directement Chris Lehane et a remis en question la légitimité de la nomination du directeur du Service d’insolvabilité de l’Irlande.
Parallèlement, M. Dunne a demandé la récusation du juge Liam Kennedy, invoquant son ancien rôle d’associé principal au sein du cabinet d’avocats A&L Goodbody et des liens présumés avec ses créanciers. Le juge Meenan, au nom de la Cour d’appel, a rejeté ces demandes, estimant que M. Dunne n’avait pas fourni de preuves suffisantes pour justifier une telle décision.
Dans sa décision, le juge Meenan a souligné que le raisonnement du juge de première instance était « irréprochable » et qu’il avait agi dans le cadre de ses pouvoirs discrétionnaires. Il a également affirmé que M. Dunne n’avait pas démontré qu’il existait des motifs valables de récusation en raison de l’ancien rôle du juge Kennedy au sein du cabinet A&L Goodbody.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la longue saga judiciaire de Seán Dunne, dont la faillite continue de susciter l’attention en Irlande.
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