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Exercice ou régime ? C’est ce qui fonctionne vraiment pour perdre la graisse du ventre

Publié le 23 novembre 2025 à 07h32. Une nouvelle étude britannique confirme que la combinaison d'une alimentation équilibrée et d'une activité physique régulière est plus efficace pour réduire la graisse abdominale, particulièrement la graisse viscérale dangereuse pour la…

Exercice ou régime ? C’est ce qui fonctionne vraiment pour perdre la graisse du ventre

Publié le 23 novembre 2025 à 07h32. Une nouvelle étude britannique confirme que la combinaison d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique régulière est plus efficace pour réduire la graisse abdominale, particulièrement la graisse viscérale dangereuse pour la santé, que de se concentrer sur un seul de ces aspects.

  • Améliorer à la fois l’alimentation et l’activité physique permet de réduire significativement la quantité totale de graisse corporelle et, surtout, la graisse viscérale.
  • La graisse viscérale, stockée autour des organes internes, est particulièrement liée à un risque accru de maladies métaboliques comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires.
  • Les chercheurs de l’Université de Cambridge ont suivi plus de 7 250 adultes pendant sept ans pour évaluer l’impact des changements alimentaires et d’activité physique sur la composition corporelle.

L’accumulation de graisse abdominale, et en particulier de la graisse viscérale qui entoure les organes vitaux tels que le foie et le cœur, est un facteur de risque majeur pour le développement de maladies métaboliques. Des études antérieures avaient déjà souligné l’importance d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière pour influencer le poids et la répartition des graisses dans le corps.

Dans le langage courant, on parle souvent de « boudin » pour désigner la graisse qui s’accumule autour de l’abdomen. Cependant, d’un point de vue médical, la graisse abdominale la plus préoccupante est la graisse viscérale, qui se loge autour des organes internes. Maintenir cette graisse sous contrôle est essentiel pour préserver une bonne santé métabolique.

La nouvelle étude, publiée dans JAMA Network Open, a révélé que les personnes qui ont amélioré à la fois leur alimentation et leur niveau d’activité physique ont obtenu les meilleurs résultats en termes de réduction de la graisse corporelle. Les chercheurs de l’unité d’épidémiologie du Medical Research Council (MRC) de l’Université de Cambridge ont suivi 7 256 adultes participant à l’étude Fenland pendant sept ans. L’âge moyen des participants était de 49 ans au début de l’étude et de 56 ans lors du suivi.

Pour évaluer l’activité physique, les chercheurs ont utilisé des capteurs portables de fréquence cardiaque et de mouvement pendant au moins 72 heures. La qualité de l’alimentation a été évaluée à l’aide d’un questionnaire sur la fréquence alimentaire, permettant de mesurer l’adhésion au modèle du régime méditerranéen. Ce régime privilégie la consommation de fruits, de légumes, de céréales complètes, de légumineuses, de noix et d’huile d’olive, avec une consommation modérée de poisson, de volaille, d’œufs et de produits laitiers, tout en limitant la viande rouge et les sucreries.

À deux reprises, les chercheurs ont également mesuré la quantité et la répartition de la graisse corporelle à l’aide de la DEXA (absorptiométrie biphotonique à rayons X), une technique d’imagerie qui permet de distinguer la graisse corporelle, la composition osseuse, la masse musculaire et la masse maigre. L’échographie a été utilisée pour détecter la présence d’une stéatose hépatique, une accumulation de graisse dans le foie.

Les résultats ont montré que l’amélioration de la qualité de l’alimentation et de l’activité physique était associée à une réduction de la graisse corporelle totale, de la graisse sous-cutanée et de la graisse viscérale, ainsi qu’à une diminution du risque de stéatose hépatique. Plus précisément, les participants qui ont amélioré à la fois leur alimentation et leur activité physique ont gagné en moyenne 1,9 kg de graisse corporelle totale en moins et ont perdu 150 g de graisse viscérale pendant la période de suivi, par rapport à ceux qui n’ont pas modifié leurs habitudes. Cela représente environ 7 % de la graisse corporelle totale initiale et 16 % de la graisse viscérale initiale.

L’étude a également révélé que l’association entre les changements alimentaires et d’activité physique et la réduction de la graisse viscérale restait significative, même après ajustement en fonction de l’indice de masse corporelle, ce qui suggère que la graisse viscérale est particulièrement sensible aux changements de comportement liés à la santé.

« Lorsqu’on parle de changements de poids corporel, on fait souvent référence à un seul chiffre sur la balance. Cependant, toutes les pertes ou tous les gains de poids ne sont pas identiques. Il est primordial de prendre en compte la masse grasse lors de l’évaluation du risque de maladies métaboliques telles que le diabète et les maladies cardiaques. De plus, la graisse corporelle est stockée dans différentes zones et certains types sont plus nocifs que d’autres. Par conséquent, lorsque nous prenons ou perdons du poids, il est important de savoir où ces changements se produisent. »

Shayan Aryannezhad, premier auteur de l’étude et chercheur à l’unité d’épidémiologie du MRC

La professeure Nita Forouhi, auteur principal de l’étude, souligne : La graisse corporelle se stocke dans différentes zones, certaines étant plus nocives que d’autres. La graisse sous-cutanée, stockée sous la peau, est considérée comme relativement saine, tandis que la graisse viscérale, qui s’accumule autour des organes abdominaux, est associée à un risque accru de maladies.

« Notre recherche montre que des améliorations du régime alimentaire combinées à une activité physique accrue, même à la quarantaine, peuvent non seulement entraîner une perte de poids, mais aussi potentiellement aider à prévenir les maladies et à favoriser un vieillissement en meilleure santé. »

Nita Forouhi, auteur principal de l’étude et chercheuse au MRC Epidemiology

Les chercheurs insistent sur l’importance de créer des environnements alimentaires et physiques favorables à des choix plus sains, afin de lutter contre l’épidémie d’obésité et ses conséquences sociales, psychologiques et sanitaires.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.