Publié le 24 novembre 2023 16:32:00. Un homme de Belfast est accusé d’avoir exploité sexuellement une jeune femme vulnérable pendant quatre ans, en lui fournissant de la drogue en échange de rapports sexuels et en la faisant prostituer auprès d’autres hommes.
- Thomas Crossey, 56 ans, est accusé de proxénétisme, de traite des êtres humains et d’incitation à une activité sexuelle.
- La victime, âgée de 22 ans, affirme avoir été contrainte et exploitée depuis 2021, alors qu’elle avait 18 ans.
- Le juge a refusé sa libération sous caution, qualifiant les faits présumés d’« ignobles » si avérés.
Les faits ont été révélés devant le Tribunal de Grande Instance de Belfast. Selon l’accusation, Thomas Crossey aurait abusé d’une jeune femme souffrant de dépendances à la cocaïne et à l’héroïne pendant une période de quatre ans. Il lui aurait fourni des drogues en échange de relations sexuelles et aurait même organisé des rencontres avec d’autres hommes dans son appartement, moyennant une somme d’argent allant de 100 à 150 livres sterling (environ 115 à 175 euros) par rencontre.
La plaignante a raconté à la police qu’elle s’était enfuie de l’appartement de M. Crossey le 22 octobre dernier, après l’avoir mordu lorsqu’il a tenté de l’empêcher de partir. Elle affirme avoir été soumise à des pressions constantes et à une exploitation sexuelle depuis leur première rencontre en 2021. Elle décrit un système où M. Crossey organisait des taxis pour la conduire chez lui, où elle recevait de la drogue en échange de rapports sexuels.
L’avocat de la Couronne a présenté des messages téléphoniques compromettants dans lesquels le défendeur qualifiait la femme d’« infirmière », suggérant qu’elle lui injectait également des substances. Il a également affirmé que M. Crossey aurait contraint la victime à porter différents types de vêtements et à effectuer diverses prestations sexuelles lors de rencontres régulières, deux à trois fois par mois.
L’accusation a également révélé que M. Crossey est soupçonné d’avoir créé un profil d’escorte en ligne au nom de la victime, en utilisant des photos provenant de son compte Facebook. Il aurait ensuite reçu des appels d’hommes qui se rendaient à son appartement pour la rencontrer.
« Si elle ne le faisait pas, l’accusé ne lui permettait pas de prendre de la drogue, alors elle le faisait à chaque fois, feignant un sourire et faisant ce qu’il voulait. »
Avocat de la Couronne
L’avocat de la Couronne a souligné que les enquêteurs pouvaient corroborer certains éléments du récit de la victime grâce aux messages téléphoniques échangés avec M. Crossey et à d’autres preuves. Il a également mentionné que d’autres femmes auraient fréquenté l’appartement du suspect dans des circonstances similaires.
L’avocat de M. Crossey a plaidé l’innocence de son client, affirmant qu’il niait fermement les accusations portées contre lui. Il a également soulevé des questions sur la crédibilité de la victime, évoquant des problèmes de santé mentale et des incohérences dans ses déclarations à la police.
Malgré les arguments de la défense, le juge McAlinden a refusé la libération sous caution de M. Crossey, invoquant le risque de récidive et d’entrave à l’enquête.
« C’est une infraction tout à fait ignoble, si elle est établie. »
Juge McAlinden
L’enquête se poursuit et de nouvelles informations pourraient émerger dans les prochains jours.
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