Publié le 27 novembre 2025 à 06h30 IST. La Haute Cour de Bombay s’est interrogée mercredi sur la justification de la limite d’âge imposée par le gouvernement central pour l’accès à la fécondation in vitro (FIV), examinant le cas d’un couple souhaitant poursuivre un traitement malgré le dépassement de l’âge légal par le mari.
- La Haute Cour a demandé au couple de préciser s’il souhaite recourir au sperme du mari ou à un donneur.
- La loi de 2021 sur les technologies de procréation assistée fixe la limite d’âge à 50 ans pour les femmes et 55 ans pour les hommes.
- Le couple avait entamé le processus de FIV avant l’entrée en vigueur de la loi et argue que celle-ci ne devrait pas entraver la poursuite de leur traitement.
La Haute Cour de Bombay a soulevé des questions quant à la logique derrière la limite d’âge pour la fécondation in vitro (FIV) alors qu’elle examinait l’affaire d’un couple désireux de poursuivre un traitement malgré le fait que le mari ait dépassé l’âge de 55 ans en octobre dernier. Les juges Riyaz Chagla et Farhan Dubash ont estimé qu’il devait y avoir une raison valable à cette restriction.
Le couple, marié depuis décembre 2018, avait saisi la justice pour obtenir l’autorisation de continuer la FIV après que le mari ait atteint l’âge limite en octobre. Leur requête soulignait que, bien que médicalement apte, ils avaient rencontré des difficultés à concevoir naturellement et avaient commencé les traitements en 2020. Plusieurs tentatives infructueuses les avaient conduits à solliciter l’avis du tribunal en raison de la limite d’âge.
Dans leur argumentation, le couple a fait référence à une décision similaire rendue par la Haute Cour de Calcutta, qui avait autorisé la FIV avec recours à un don de gamètes. Ils ont souligné qu’ils avaient initié le processus avant la promulgation de la loi de 2021 sur les technologies de procréation assistée (réglementation). Ils estiment donc que cette loi ne devrait pas constituer un obstacle à la poursuite de leur traitement, “dans l’intérêt de la justice”.
Leur requête avance qu’il ne saurait être justifié d’interdire à une personne d’avoir un enfant uniquement en raison de son âge, surtout si un médecin certifie son aptitude médicale à concevoir. L’État, présent à l’audience, a déclaré ne pas s’opposer à l’affaire mais a maintenu la nécessité d’appliquer la limite d’âge.
Lors de l’audience de mercredi, le couple a indiqué qu’il envisageait ou non de recourir à un donneur. Le tribunal a alors souligné l’importance de cette transparence à ce stade de la procédure. Il a demandé au couple de modifier sa requête dans un délai d’une semaine, en précisant clairement s’il opterait ou non pour un donneur.
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