Publié le 27 novembre 2023 14:58:00. Un repas particulièrement copieux, surtout pendant les fêtes, peut augmenter considérablement le risque de crise cardiaque, en particulier chez les personnes souffrant déjà de problèmes de santé. Les cardiologues mettent en garde contre les excès et rappellent l’importance d’une alimentation équilibrée.
- Un repas abondant peut quadrupler le risque de crise cardiaque dans les deux heures qui suivent.
- Les personnes atteintes de diabète, d’hypertension artérielle ou d’un taux de cholestérol élevé sont particulièrement vulnérables.
- Adopter de bonnes habitudes alimentaires et faire une promenade après le repas peut aider à réduire les risques.
Les dîners de fêtes, les barbecues estivaux ou les soirées jeux sont souvent synonymes de repas généreux et savoureux. Si ces plaisirs occasionnels ne posent généralement pas de problème, les excès peuvent avoir des conséquences graves, notamment pour les personnes à risque. Selon les cardiologues, un seul repas copieux peut suffire à déclencher une crise cardiaque chez certaines personnes.
Le Dr Ameya Kulkarni, cardiologue au Kaiser Permanente, explique que, bien que peu probable chez une personne jeune et en bonne santé, le risque de crise cardiaque augmente significativement chez les patients atteints de maladies chroniques :
« Si vous êtes jeune et en bonne santé, il est peu probable que vous ayez une crise cardiaque avec un repas copieux, mais dans le bon groupe de patients, le risque peut augmenter considérablement. »
Dr Ameya Kulkarni, cardiologue à Kaiser Permanente
Les maladies cardiaques sont la première cause de décès aux États-Unis. Les statistiques indiquent qu’une crise cardiaque survient toutes les 40 secondes, ce qui représente plus de 800 000 cas par an.
Période critique : les deux premières heures après le repas
Une étude présentée par l’American Heart Association en 2000 a révélé qu’un repas « trop copieux » peut quadrupler le risque de crise cardiaque dans les deux heures qui suivent. Une analyse plus large, réalisée en 2005, a confirmé que la suralimentation, le stress émotionnel et l’effort physique intense sont les facteurs déclencheurs les plus fréquemment signalés avant une crise cardiaque.
Le professeur Steve Kopecky, cardiologue à la Mayo Clinic, souligne la pression physiologique qu’un repas copieux et riche en graisses exerce sur l’organisme :
- Le flux sanguin est détourné vers la digestion.
- La fréquence cardiaque et la pression artérielle augmentent.
- Les veines se rétrécissent, réduisant le flux sanguin vers le cœur.
- Les repas riches en graisses rendent le sang plus susceptible de coaguler.
Qui est le plus vulnérable ?
Un repas copieux a un impact particulièrement négatif sur les personnes souffrant de :
- Diabète,
- Hypertension artérielle,
- Taux de cholestérol élevé,
- Obésité,
- Mauvaise alimentation,
- Antécédents de tabagisme.
Pour ces individus, un repas abondant peut agir comme un déclencheur, au même titre qu’un stress intense ou un effort physique important.
Reconnaître les symptômes d’une crise cardiaque
Les experts recommandent de consulter immédiatement un médecin en cas d’apparition des symptômes suivants :
- Sensation de pression ou de douleur au milieu ou sur le côté gauche de la poitrine
- Douleur irradiant vers les bras, la mâchoire, le dos, le cou ou l’abdomen
- Essoufflement soudain
- Transpiration excessive, vertiges ou faiblesse
- Nausées ou vomissements
- Battements cardiaques rapides ou irréguliers
Comment réduire le risque de crise cardiaque
Les médecins préconisent les recommandations suivantes pour limiter les risques lors des repas copieux :
- Remplir la moitié de l’assiette de légumes et de fruits, et compléter avec des protéines et des glucides sains.
- Manger lentement – le signal de satiété du cerveau est retardé d’environ 20 minutes.
- Modérer la consommation d’alcool, car il peut augmenter l’appétit et diminuer le contrôle.
- S’arrêter de manger dès que l’on se sent rassasié, et éviter de se resservir.
- Faire une courte promenade après le repas pour aider à équilibrer la tension artérielle, les triglycérides et la glycémie.
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