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Santé

le défi de l’utilisation responsable des produits agrochimiques. Par Ph.D Susana Mayer, directrice du cours de génie civil industriel UDLA Viña del Mar, docteur en durabilité – G5noticias

L'agriculture moderne se trouve face à un défi crucial : nourrir une population mondiale croissante tout en préservant la santé humaine et l'environnement. L'utilisation intensive de produits agrochimiques, bien qu'ayant permis d'augmenter les rendements, engendre des conséquences préoccupantes…

le défi de l’utilisation responsable des produits agrochimiques. Par Ph.D Susana Mayer, directrice du cours de génie civil industriel UDLA Viña del Mar, docteur en durabilité – G5noticias

L’agriculture moderne se trouve face à un défi crucial : nourrir une population mondiale croissante tout en préservant la santé humaine et l’environnement. L’utilisation intensive de produits agrochimiques, bien qu’ayant permis d’augmenter les rendements, engendre des conséquences préoccupantes pour les sols, les ressources en eau et la santé des agriculteurs.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de trois millions de personnes sont victimes d’intoxications aux pesticides chaque année. En Amérique latine, une étude de la FAO révèle qu’environ 30 % des agriculteurs appliquent ces produits sans connaître les doses appropriées ni les délais de sécurité, augmentant considérablement les risques d’exposition.

Si certains pays, comme le Chili, mettent en place des dispositifs de soutien et de formation – notamment le Programme de développement local (Prodesal) de l’Institut de développement agricole (Indap) et la réglementation du Service de l’élevage et de l’agriculture (SAG) – les progrès restent inégaux. Des habitudes ancrées, des applications systématiques et un manque de protection individuelle persistent.

Ce problème n’est pas limité à un seul pays. Des obstacles culturels et économiques similaires sont observés au Mexique, au Pérou et en Colombie. L’expérience montre que la simple formation technique ne suffit pas à induire un changement durable. Une prise de conscience environnementale et un accompagnement constant sont essentiels.

Des initiatives prometteuses existent déjà. Au Costa Rica, le programme Campo Limpio a permis de réduire de 60 % la pollution due aux contenants agrochimiques grâce à la collecte et au recyclage. En Europe, l’agriculture intégrée, combinant lutte biologique, rotation des cultures et suivi technique, a considérablement diminué l’utilisation de pesticides.

L’agriculture régénérative représente une voie d’amélioration significative. Son objectif va au-delà de la simple réduction de l’impact environnemental : il s’agit de revitaliser les sols, de renforcer les écosystèmes et de diminuer la dépendance aux intrants de synthèse. Des projets pilotes menés au Chili et dans d’autres pays de la région démontrent qu’il est possible de cultiver de manière respectueuse de l’environnement, en combinant connaissances scientifiques, innovation locale et engagement communautaire.

La transition vers une agriculture plus durable passe par une utilisation responsable et mesurée des produits agrochimiques existants, puis par une migration progressive vers des pratiques régénératives. Il est crucial de prendre conscience que ce que nous cultivons a un impact direct sur notre propre santé et sur celle de la planète. « Ce que nous semons non seulement nourrit, mais aussi respire, transforme et nous rappelle que la santé de la planète est aussi la nôtre. »

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.