Publié le 29 novembre 2023 18:45. Une suspicion de fièvre catarrhale bovine a été détectée en Irlande du Nord, déclenchant une mobilisation des autorités agricoles des deux côtés de la frontière pour limiter les risques de propagation de cette maladie virale qui menace l’élevage.
- Un cas suspect a été identifié dans une exploitation du comté de Down, près de Bangor.
- Une zone de restriction de déplacement du bétail de 20 km a été instaurée autour du foyer.
- Les ministères de l’Agriculture d’Irlande du Nord et de la République d’Irlande coopèrent étroitement pour surveiller et contrôler la situation.
La découverte de ce cas suspect de fièvre catarrhale, une maladie virale qui affecte principalement les ruminants, suscite l’inquiétude des autorités agricoles irlandaises. Bien que non dangereuse pour l’homme ou la sécurité alimentaire, elle peut avoir des conséquences économiques importantes pour le secteur de l’élevage. Les premiers signes de la maladie ont été observés chez deux vaches dans une ferme située près de Bangor, dans le comté de Down, en Irlande du Nord.
Pour endiguer une éventuelle propagation, une zone de restriction de déplacement du bétail a été immédiatement mise en place dans un rayon de 20 km autour de l’exploitation concernée. Le ministre de l’Agriculture d’Irlande du Nord, Andrew Muir, a souligné l’importance du respect des mesures restrictives.
« Bien qu’il y ait toujours eu un potentiel d’arrivée de la fièvre catarrhale ici, compte tenu de sa prévalence en Grande-Bretagne et dans l’UE, nous devons maintenant faire tout notre possible pour protéger notre bétail et limiter la propagation de la maladie. »
Andrew Muir, ministre de l’Agriculture d’Irlande du Nord
Il a également rassuré le public sur l’absence de risque pour la santé humaine et la sécurité alimentaire, précisant que son département travaille en étroite collaboration avec les autorités britanniques et irlandaises pour surveiller l’évolution de la situation.
En République d’Irlande, le ministre de l’Agriculture, Martin Heydon, a qualifié cette situation de “malvenue” et a mis en garde contre les “implications potentiellement graves” d’une propagation de la maladie.
« Si la maladie s’installe dans une partie de l’île, elle se propagera d’autant plus facilement, avec des conséquences sur la santé et le bien-être des animaux, ainsi qu’un stress financier et émotionnel pour les agriculteurs. »
Martin Heydon, ministre de l’Agriculture de la République d’Irlande
Il a cependant réaffirmé que la fièvre catarrhale ne présente aucun risque pour la santé humaine ou la sécurité alimentaire.
Le ministère de l’Agriculture irlandais a annoncé le renforcement de sa surveillance, avec des contrôles à la ferme, des analyses sanguines des bovins et des ovins, des tests sur le bétail abattu et un appel aux agriculteurs et aux vétérinaires à signaler tout cas suspect. Le vétérinaire en chef d’Irlande du Nord, Brian Dooher, a insisté sur la vigilance des éleveurs.
« Le virus de la fièvre catarrhale est imprévisible et peut se propager rapidement à travers et entre les troupeaux. »
Brian Dooher, vétérinaire en chef d’Irlande du Nord
Il a rappelé que les autorités se sont préparées à une éventuelle incursion de la maladie et qu’une réponse coordonnée avec la République d’Irlande a été mise en place. Il a également souligné l’importance d’un approvisionnement responsable en animaux.
La fièvre catarrhale se transmet principalement par les moucherons piqueurs et affecte les bovins, les moutons, mais aussi les chèvres, les cerfs, les lamas et les alpagas. Sa propagation est plus fréquente pendant les mois d’été. Les autorités appellent à une coopération étroite entre les éleveurs, les vétérinaires et les services compétents pour limiter les risques et protéger l’élevage.
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