Les accompagnants d’élèves (AED) font face à des changements concernant leurs entretiens professionnels, leur rémunération et leurs perspectives d’évolution. Suite à une réunion avec le Rectorat, l’UNSA a soulevé plusieurs points essentiels pour améliorer les conditions de travail de ces personnels.
Concernant les entretiens professionnels, une grille d’évaluation commune sera utilisée pour les AED en CDI et ceux qui ne le sont pas. Le Rectorat communiquera aux chefs d’établissement la liste des AED ayant au moins trois ans d’ancienneté et concernés par ces entretiens. Bien que le délai de recours contre l’évaluation (quinze jours) soit jugé court, le Rectorat a assuré qu’il n’avait jamais refusé un recours, même en cas de léger dépassement de délai.
L’UNSA a insisté sur la nécessité de mettre en avant les possibilités d’évolution professionnelle pour les AED. Cependant, l’organisation syndicale regrette la suppression du crédit d’heures de formation pour les AED en CDI, les obligeant désormais à rattraper l’intégralité des heures de formation et de préparation aux concours. Un problème concret a été soulevé : un AED à temps plein, travaillant plus de 40 heures par semaine, peut difficilement récupérer toutes les heures nécessaires. Le Rectorat a pris note de cette difficulté et étudie des solutions.
Dans le cas d’un AED affecté à 50% dans deux établissements différents, l’organisation de l’entretien professionnel incombe aux deux chefs d’établissement, qui doivent s’accorder sur la personne chargée de le mener. Une faiblesse a été identifiée : le chef d’établissement peut déléguer cette tâche au conseiller principal d’éducation (CPE), ce qui pourrait conduire à une évaluation unique par un seul CPE, même si cela n’est pas obligatoire.
En matière de progression de carrière, le Rectorat a précisé qu’il n’existe pas de critères spécifiques pour l’avancement d’échelon. L’évaluation lors de l’entretien professionnel sera donc déterminante. Selon la direction des ressources humaines (DRH), un compte rendu d’entretien sans élément négatif pourrait ouvrir la voie à une promotion, mais l’avis final revient au recteur, et non au chef d’établissement.
La grille indiciaire des AED est alignée sur celle des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). L’UNSA revendique une revalorisation salariale, arguant que les AED en CDI exercent des missions supplémentaires qui justifient une meilleure rémunération. Une proposition d’augmentation des points d’indice (entre 5 et 10 points) sur les échelons 1, 2 et 3 sera soumise à la DRH.
Enfin, l’UNSA a interrogé le Rectorat sur la politique de remplacement des AED en CDI en cas de démission. Dans certaines académies, un AED en CDI démissionnaire doit être remplacé par un autre AED en CDI. L’UNSA a souhaité savoir si cette règle s’appliquait également dans l’académie concernée. La réponse est non : le poste redevient un poste classique. Il n’existe pas de quota de postes d’AED en CDI dans les établissements, le nombre de postes étant déterminé par les besoins et les choix de chaque établissement.
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