Publié le 30 novembre 2025 à 06h11. La perte de cheveux est une préoccupation courante, souvent liée au stress de la vie moderne. Un dermatologue met en lumière neuf facteurs clés qui peuvent contribuer à ce phénomène et propose des conseils pour prévenir et traiter ce problème.
- Les facteurs génétiques sont une cause fréquente de perte de cheveux, touchant hommes et femmes.
- Les fluctuations hormonales, notamment liées à la grossesse, la ménopause ou le syndrome des ovaires polykystiques, peuvent affecter la santé capillaire.
- Le stress et les troubles émotionnels peuvent accélérer la chute des cheveux.
La perte de cheveux est un phénomène naturel : en moyenne, une personne en bonne santé perd entre 50 et 100 cheveux par jour, un nombre compensé par la repousse. Cependant, une chute excessive nécessite une investigation pour en déterminer la cause et une consultation dermatologique pour un traitement adapté.
Le Dr. Orkhan Bairamov, spécialiste en dermatologie, souligne l’impact croissant du stress sur la santé capillaire, un facteur particulièrement prégnant dans notre société actuelle. Il a identifié neuf éléments importants qui peuvent provoquer la chute des cheveux et a formulé des recommandations pour les prévenir.
Facteurs génétiques
Des antécédents familiaux de perte de cheveux précoce peuvent indiquer une prédisposition génétique à l’alopécie androgénétique, la forme la plus courante de perte de cheveux, qui peut affecter aussi bien les hommes que les femmes.
Facteurs hormonaux
Des changements hormonaux liés à la grossesse, à la période post-partum, à la ménopause ou au syndrome des ovaires polykystiques peuvent entraîner un amincissement temporaire ou permanent des cheveux. La perte de cheveux post-partum est généralement réversible, tandis que chez les femmes ménopausées ou atteintes du syndrome des ovaires polykystiques, les cheveux peuvent s’affiner progressivement et certains follicules pileux peuvent disparaître.
Stress et facteurs émotionnels
Un stress intense, la tristesse, l’anxiété et les troubles émotionnels peuvent perturber le cycle de croissance des cheveux, entraînant une chute soudaine et importante. Pour prévenir la chute de cheveux liée au stress, il est recommandé d’adopter un sommeil régulier et de qualité, de pratiquer une activité physique quotidienne, d’écouter de la musique, de passer du temps dans la nature, de se détendre grâce à un hobby et, si nécessaire, de consulter un professionnel pour apprendre à gérer le stress.
Maladies auto-immunes et métaboliques
Dans certains cas, le système immunitaire peut attaquer les propres cellules de l’organisme. Des affections telles que l’hypothyroïdie, l’hyperthyroïdie, le diabète et d’autres maladies auto-immunes peuvent affaiblir les cheveux, les rendant plus fins et sujets à la chute. Ces manifestations peuvent parfois se présenter sous forme d’amincissement généralisé ou d’alopécie areata (pellicules).
Malnutrition et carence en vitamines
Une alimentation déséquilibrée et une carence en vitamines et minéraux essentiels, tels que le fer, la vitamine B12, l’acide folique, la biotine, le zinc et le sélénium, peuvent nuire à la santé des cheveux. La kératine, composant structurel des cheveux, ne peut être produite efficacement sans un apport nutritionnel adéquat. Il est donc crucial d’adopter un régime alimentaire équilibré et, si nécessaire, de prendre des compléments vitaminiques sur avis médical.
Régime de jeûne à long terme
De nombreuses personnes adoptent des régimes de jeûne restrictifs et irréguliers dans le but de perdre du poids rapidement. Cependant, des périodes de jeûne prolongées ou des habitudes alimentaires monotones peuvent provoquer et accélérer la chute des cheveux. Il est donc essentiel de consulter un médecin ou un nutritionniste avant de commencer un régime et de suivre un programme adapté à ses besoins individuels.
Consommation de médicaments
Certains médicaments peuvent perturber l’équilibre hormonal ou le cycle de croissance des follicules pileux. Les traitements de chimiothérapie, les antidépresseurs et les pilules contraceptives sont notamment connus pour provoquer une chute de cheveux. Cette chute est généralement soudaine et importante, mais elle est souvent réversible à l’arrêt du traitement. Cependant, dans certains cas, des effets permanents peuvent survenir.
Soins inappropriés et traumatismes
L’utilisation excessive de chaleur (sèche-cheveux, lisseur, etc.), les colorations fréquentes, les traitements chimiques et les coiffures trop serrées peuvent affaiblir les follicules pileux et entraîner une chute de cheveux progressive. Il est donc conseillé de limiter les traitements chimiques, de réduire l’utilisation d’appareils chauffants, d’opter pour des coiffures souples et d’utiliser un peigne à dents larges en douceur. Privilégiez les shampooings et masques nourrissants qui respectent la structure naturelle des cheveux plutôt que les produits contenant des produits chimiques agressifs.
Maladies cutanées du cuir chevelu
Les affections cutanées affectant directement le cuir chevelu, telles que les infections fongiques et bactériennes, le psoriasis ou l’eczéma, peuvent provoquer une inflammation et entraver la croissance saine des cheveux. Ces troubles se manifestent souvent par des démangeaisons, des squames, un aspect gras ou des rougeurs, et peuvent affaiblir les cheveux dès la racine, entraînant leur chute progressive. Une intervention dermatologique précoce et des soins appropriés du cuir chevelu sont essentiels pour prévenir la chute des cheveux.